Trajectoires développementales des comportements adaptatifs de la petite enfance à l'enfance chez les enfants ayant un trouble du spectre de l'autisme

Brianne Tomaszewski, Susan Hepburn, Audrey Blakeley-Smith et Sally J. Rogers

Un modèle longitudinal du développement a été utilisé pour examiner les comportements adaptatifs sur une période de huit ans à trois moments dans le temps (c.-à-d., à 2 et à 10 ans). Soixante-seize parents ont complété en entretien l'Échelle d'évaluation du comportement socio-adaptatif de Vineland au sujet des comportements adaptatifs. Les enfants participants ont complété une évaluation standardisée du développement, une tâche de fonction exécutive pour les tout-petits et le Autism Diagnostic Observation Schedule aux trois temps de mesure. Des modèles de développement de la communication, des habiletés de la vie quotidienne et des domaines de socialisation des comportements adaptatifs ont été spécifiés. L'âge mental durant la petite enfance était un prédicteur important des trajectoires de communication, des compétences de la vie quotidienne et de la socialisation. Les fonctions exécutives et la sévérité des symptômes autistiques étaient d'importants prédicteurs de la socialisation. Les résultats suggèrent que les fonctions exécutives sont des cibles potentielles pour promouvoir le développement des habiletés adaptatives en plus des symptômes autistiques.

Capital social et nature réciproque des relations familiales : le point de vue des personnes présentant une déficience intellectuelle légère

Sanne A. H. Giesbers, Alexander H. C. Hendriks, Richard P. Hastings, Andrew Jahoda, Tess Tournier et Petri J. C. M. Embregts

Même si la famille joue un rôle important dans la vie des personnes présentant une déficience intellectuelle, peu de recherches ont inclus leurs propres opinions au sujet de leur famille. Cette étude a examiné comment 138 personnes ayant une déficience intellectuelle légère décrivent leur famille, en mettant l'accent sur la nature réciproque du soutien émotionnel dans les relations avec les membres de la famille. Les participants ont indiqué des membres de la famille « importants » au-delà du noyau familial, et les parents étaient considérés comme les principaux fournisseurs de soutien. Seulement la moitié des participants avaient une relation de soutien avec leur fratrie et seulement 13 % des participants ont déclaré avoir un partenaire. Environ 30 % du soutien était réciproque, et la réciprocité variait considérablement selon les types de liens familiaux (p. ex. fratrie, pairs). Les implications pour la recherche future ainsi que la pratique sont discutées.

Utilisation du délai progressif pour augmenter les niveaux d'imitation par les pairs pendant le jeu avec les enfants d'âge préscolaire handicapés

Rachel Francis, Claire Winchester, Erin E. Barton, Jennifer R. Ledford et Marina Velez

La recherche suggère que l'imitation par les pairs peut être enseignée à l'aide de procédures systématiques et peut être intégrée dans des contextes de jeu continus avec des enfants d'âge préscolaire. Cependant, des recherches supplémentaires sont nécessaires pour tester les procédures qui peuvent augmenter la quantité d'imitation par les pairs avec les enfants en bas âge présentant un handicap et dans des contextes généralisés. Les auteurs ont utilisé un plan de recherche à tests multiples entre les participants pour évaluer l'efficacité du délai progressif (DP) afin d'enseigner l'imitation par les pairs aux enfants d'âge préscolaire présentant un handicap lors d'une activité de jeu avec un pair. Les auteurs ont également examiné l'efficacité du DP dans un contexte généralisé (ex. nouveaux pairs, exécutants et matériaux). L'analyse visuelle a indiqué une relation fonctionnelle entre le DP et l'imitation spontanée par les pairs ; cependant, la généralisation variait selon les participants. Les résultats appuient les recherches antérieures indiquant que le DP est efficace pour enseigner aux enfants présentant un handicap à imiter leurs pairs.

Les analyses fonctionnelles sondent-elles l'historique d'apprentissage ou les créent-elles ? Une enquête exploratoire

Joseph M. Lambert et Nealetta J. Houchins-Juárez

Lors de l'analyse fonctionnelle (AF), les thérapeutes organisent les contingences entre les renforçateurs potentiels et le comportement problématique. Il n'est pas clair si ce fait, en soi, facilite l'acquisition de nouvelles fonctions (faussement positives) pour le comportement problématique. Si le comportement problématique peut être contrôlé par des contingences artificielles entre lui et des renforçateurs connus pour lesquels il n'y a pas d'historique direct, alors les résultats de l'analyse des renforçateurs (AR) devraient prédire parfaitement les résultats de l'AF. Cette étude a évalué dans quelle mesure les résultats de l'AR correspondaient aux résultats de l'AF pour huit participants référés à une clinique universitaire externe pour les comportements problématiques. Pour 75 % (6 sur 8) des participants, la correspondance était imparfaite. Ces résultats semblent soutenir la validité de construit des interprétations contemporaines des données issues des AF.

Examiner l'impact du Self-Determined Learning Model of Instruction, et du modèle Whose Future Is It? Suivi d'une période de deux ans avec des étudiants présentant une déficience intellectuelle

Karrie A. Shogren, Tyler A. Hicks, Kathryn M. Burke, Anthony Antosh, Terri LaPlante et Mark H. Anderson

Le but de cette étude était d'examiner des résultats sur l'autodétermination au cours de l'année suivant un essai contrôlé avec échantillonnage aléatoire par groupe comparant les effets du Self-Determined Learning Model of Instruction (SDLMI) au modèle Whose Future Is It? (WF) (SDLMI + WF). À l'aide d'une analyse de modèle B-spline à plusieurs niveaux avec une estimation bayésienne, les auteurs ont examiné les modèles continus de croissance en cours après la fin de l'essai et tous les élèves ont été exposés à SDLMI + WF. Les résultats suggèrent que l'inclusion d'une année supplémentaire de données sur les résultats a permis de mieux comprendre l'influence des conditions d'intervention plus intensives au fil du temps. Plus précisément, après la première année de mise en œuvre, la condition SDLMI + WF prévoyait des gains annuels plus importants que la condition SDLMI uniquement, contrairement aux résultats de la première année qui reflétaient la tendance opposée. Ces preuves suggèrent un modèle de croissance non linéaire sur plusieurs années d'intervention avec des interventions plus intensives. Les implications pour la recherche et la pratique futures sont discutées.

L'activité physique et les comportements sédentaires chez les enfants américains ayant ou non le syndrome de Down: enquête nationale sur la santé des enfants

Keith M. Diaz

Il n'est pas clair si les enfants ayant le syndrome de Down ont des degrés d'activité physique et de comportements sédentaires différents de ceux des enfants typiques. Cette étude portait sur cette lacune à partir d'un échantillon national. L'activité physique et les comportements sédentaires ont été rapportés par les parents. Les résultats mettent en lumière que les enfants ayant un syndrome de Down étaient moins susceptibles de pratiquer une activité physique régulière que les enfants typiques et avaient la plus faible probabilité de faire de l'activité physique de façon régulière parmi tous les sous-groupes d'enfants ayant un trouble du développement ou des besoins de santé spéciaux. Les enfants ayant un syndrome de Down étaient également plus susceptibles de regarder un nombre d'heures élevé de télévision que les enfants typiques, bien que cette différence n'était pas significative à la suite de l'ajustement pour l'état de santé général. En conclusion, les enfants ayant un syndrome de Down ont un besoin urgent d'interventions et de programmes qui favorisent l'activité physique.

La traduction des résumés en français a été coordonnée par « AAIDD Chapitre Québec » avec la collaboration de Alexandrine Martineau-Gagné, Amélie Terroux, Marie-Josée Leclerc, Geneviève Lord, Roxanne Girard, Marpessa Gibus and Lillian Giovanna Rivera Valerdi et Diane Morin.

“AAIDD Quebec Chapter” has coordinated the French translation of the abstracts in collaboration with Alexandrine Martineau-Gagné, Amélie Terroux, Marie-Josée Leclerc, Geneviève Lord, Roxanne Girard, Marpessa Gibus and Lillian Giovanna Rivera Valerdi, and Diane Morin.