Inspired by Edward Said's writing, this article considers Orientalism as a lens through which to observe the operations of international law in the contemporary world. Orientalist perspectives can be associated, first of all, with efforts by the West to impose a self-serving conception of world order on the non-West, a dynamic that currently is most clearly associated with the American project to achieve global dominance. International law presented as a universalizing framework is both a facilitator of this project and an obstacle to its realization. To cope constructively with the Orientalist appropriation of international law in a post-colonial world presupposes a critical stance toward the geopolitical manipulation of norms. At the same time, the critical undertaking should not produce a repudiation of international law, but rather its re-appropriation for purposes associated with the humane global governance of the peoples of the world. Challenging American imperial undertakings, such as the Iraq War, by reference to international law illustrates such a process of re-appropriation, making use of the universalizing values and language of law to oppose aggressive war making and other forms of destructive behaviour by leading political actors. The argument proceeds by way of illustration, citing both efforts to obtain geopolitical exemptions from restrictive norms and popular movements to inhibit the projection of power by mobilizing political support on behalf of such norms.

Inspirés par les écrits d'Edward Saïd, cet article envisage l'Orientalisme comme un prisme au travers duquel observer les opérations du droit international dans le monde contemporain. Des perspectives orientalistes peuvent être associées, en premier lieu, aux efforts de l'Occident pour imposer une conception complaisante de l'ordre mondial au reste du monde, une dynamique qui est actuellement plus clairement associée au projet américain d'obtenir sa suprématie mondiale. Le droit international, présenté comme un cadre universalisant, est à la fois un support pour ce projet et un obstacle à sa réalisation. Faire face de façon constructive à l'appropriation orientaliste du droit international dans un monde post-colonial présuppose une attitude critique à l'égard de la manipulation géopolitique des normes. En même temps, cette entreprise critique ne saurait donner lieu au rejet du droit international, mais plutôt à sa ré-appropriation pour des fins associées avec la gouvernance mondiale et humaine des peuples du monde. Contester l'entreprise impériale américaine, ainsi que la guerre en Iraq, dans le cadre du droit international, illustre un tel processus de ré-appropriation, utilisant les valeurs et le langage universalisant du droit qui conteste la guerre agressive et les autres formes de comportements destructifs des principaux acteurs politiques. La démonstration procède à l'aide d'exemples, abordant à la fois les efforts pour obtenir des dispenses géopolitiques aux normes restrictives et les mouvements populaires pour interdire la projection du pouvoir par la mobilisation de soutien politique au nom de telles normes.

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