The four-year-old al-Aqsa Intifada is portrayed by Israel and much of the American media as attacks in public space that prevented the operation of "normal" civil society. The source of the threat to Israeli public spaces is projected as emanating from the Palestinian private spaces of family households. Destruction of these private spaces is justified by the dialectical portrayal of Israeli public space; both then become geopolitical spaces. Israel has also attacked Palestinian public space—schools and Palestinian Authority offices—and has virtually demolished the infrastructure necessary to allow the administration of civil affairs to function and to act as an envelope for a public sphere.

Using NGO reports, this paper highlights the experience of the ordinary Palestinians caught up in this dialectic of violence and resistance: the destruction of Palestinian public and private spaces to "secure" the Israeli state and the targeting of Israeli public space as a politics of Palestinian desperation, in the absence of talk and negotiation.

The implication of this dialectic is twofold. First, annihilation of Palestinian public space prevents the actual everyday practices of citizenship that would be necessary for a viable Palestinian state. Second, Israel's geopolitics has involved a demonization of private space, with the logical consequence that at the scale of the individual the Palestinian is also represented in a negative way. Israeli control of individual Palestinians is established through the destruction of their private spaces, justified as the defence of Israeli public space and the dialectical nullification of Palestinian public space.

L'Intifada al-Aqsa est représentée par Israël et une bonne partie des médias américains comme autant d'attaques dans l'espace public qui entravent le déroulement d'une société civile « normale ». La source de la menace pour les espaces publics israéliens est présentée comme émanant des espaces privés et domestiques palestiniens. La destruction de ces espaces privés est justifiée par une représentation dialectique de l'espace public israélien: tous deux deviennent ainsi des espaces géopolitiques. Israël a aussi attaqué l'espace public palestinien – des écoles et les bureaux de l'Autorités palestiniennes – et a pratiquement détruit l'infrastructure nécessaire au fonctionnement de l'administration des affaires civiles et faisant office de cadre à l'espace public.

Sur la base de rapports d'ONG, cet article met en lumière l'expérience de Palestiniens ordinaires coincés dans cette dialectique de violence et de résistance: la destruction des espaces publics et privés palestiniens pour « défendre » l'État israélien et le ciblage des espaces publics israéliens comme politique palestinienne du désespoir, en l'absence de pourparlers et de négociations.

Les implications de cette dialectique sont doubles. D'une part, l'annihilation de l'espace public palestinien entrave les pratiques quotidiennes de la citoyenneté nécessaires è un État palestinien viable. D'autre part, la stratégie géopolitique d'Israël implique une diabolisation de l'espace privé qui a pour effet de représenter les Palestiniens à l'échelle individuelle également de façon négative. Le contrôle israélien des Palestiniens sur le plan individuel est assuré par la destruction de leurs espaces privés, laquelle est justifiée comme la protection de l'espace public israélien et par l'annulation dialectique de l'espace public palestinien.

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