This article takes as its point of departure Edward Said's consistent emphasis on the need to examine critically and challenge the imperialism of U.S. power. In much of the literature on globalization the specificity of U.S. imperial politics has been left out of account, and yet today, more than ever, and especially in the wake of the invasions of Afghanistan and Iraq, it is crucial to prioritize the analysis of U.S. imperial globality. I discuss two intersecting dimensions of the imperial problematic: (a) the specificity of imperial politics as written and deployed by the United States and (b) the interweaving of geopolitical power and the subordinating representations of imperialized peoples. Overall, the imperial relation is defined in terms of three interlocking elements: (a) an invasiveness of power that has effects in relation to resources as well as culture and politics; (b) a discursive imposition of the imperial power's own values and practices; and (c) a pervasive lack of respect and recognition of the societies that are brought under imperial control. Above all, the gravity of imperial politics is constituted by the effects of a power that intervenes, violates, and penetrates. The article takes U.S.–Cuban relations as an illustrative example of the imperial encounter and concludes by re-emphasizing the urgent need to contest those kinds of knowledges and representations that underwrite the continuation of imperial politics.

Cet article prend comme point de départ l'insistance systématique d'Edward Saïd sur la nécessité de remettre en question et de critiquer l'impérialisme du pouvoir des États-Unis. Dans nombre de publications sur la mondialisation, la spécificité de la politique impériale des États-Unis est escamotée de l'analyse; cependant aujourd'hui plus que jamais, en particulier avec les invasions de l'Afghanistan et de l'Iraq, il est crucial d'analyser la mondialité impériale des États-Unis. J'examine deux dimensions entrecroisées de la problématique impériale: (a) la spécificité de la politique impériale telle qu'écrite et mise en pratique par les États Unis et (b) l'entrelacement du pouvoir géopolitique et des représentations asservissantes des peuples dominés. Généralement, la relation impériale est définie en terme d'éléments inter-reliés: (a) l'envahissement du pouvoir qui a affecté la relation aux ressources de même qu'à la culture et la politique; (b) l'imposition discursive des valeurs et des pratiques du pouvoir impérial; et (c) un manque généralisé de respect et de reconnaissance pour les sociétés mises sous tutelle. D'abord et avant tout, la gravité de la politique impériale est constituée par les effets du pouvoir qui intervient, viole et envahit. Cet article prend les relations entre les États-Unis et Cuba comme exemple illustrant la confrontation impériale, et conclut en insistant sur le besoin urgent de contester les formes de connaissances et de représentations qui cautionnent la poursuite de la politique impériale.

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