Abstract

L'acquiescement dans les interviews sur la qualité de vie avec des adultes ayant un retard mental

L. M. Matikka et H. T. Vesala

L'acquiescement a été étudié dans un groupe de 616 personnes avec un retard mental. Lorsqu'une technique d'items opposés avec quatre paires de questions formulées de façon opposée a été utilisée, 11,1% à 36,3% des répondants ont acquiescé. Les taux d'acquiescement ont été plus faibles que ceux attendus sur la base des résultats de Sigelman, Budd, Spanhel et Schoenrock (1981). Aucune corrélation significative entre l'acquiescement et le niveau de retard mental n'a été trouvée. Les femmes ont acquiescé plus que les hommes. Une relation significative a été trouvée entre l'acquiescement et la combinaison du sexe de l'interviewé et de l'interviewer.

Peurs autorapportées par des enfants ayant ou non un retard mental

S. Z. Ramirez et T. R. Kratochwill

La fréquence, l'intensité et le contenu de peurs spécifiques de 299 enfants ayant ou non un retard mental (âgés de 6 à 13 ans) ont été étudiés. Les enfants ayant un retard mental ont rapporté une plus grande intensité de peurs par rapport aux plus jeunes enfants n'ayant pas de retard mental mais ne différaient pas pour ce qui est du nombre de peurs rapporté. Cependant, les enfants ayant un retard mental ont rapporté une plus grande fréquence et une plus grande intensité de peurs par rapport aux pairs d'âge similaire n'ayant pas de retard mental. Les différences de sexe dans la fréquence et l'intensité des peurs ont été évaluées, les peurs les plus communes (avec et sans égard aux évaluations de l'intensité) des groupes ont été comparées et les implications pour les recherches futures et la pratique ont été présentées.

Sur quels fondements l'espoir? Progrès moderne et possibilités post-modernes

S. Danforth

Les versions d'espoir modernes et postmodernes appliquées aux services pour personnes étiquettées comme ayant un retard mental ont été examinées. Les partisans du modernisme voient l'espoir comme s'appuyant sur une science en évolution constante, permettant de comprendre avec exactitude le retard mental, les autres incapacités et l'efficacité des interventions professionnelles. Ce mythe de progrès scientifique est marqué de plusieurs façons à travers l'histoire intellectuelle américaine jusqu'au développement de l'éducation spécialisée en tant que science sociale interventioniste. Les partisans du postmodernisme sèment le doute sur le grand récit du modernisme et critiquent la science sociale moderne de perpétuer des identités stigmatisées de “retardés mentaux”, à travers l'exercice de pouvoir. Une analyse rhétorique de la controverse en cours sur la communication facilitée démontre l'utilisation du langage de la science moderne pour l'effet puissant de ses discours sur l'éducation spécialisée.

La préférence de camarades de jeu chez les enfants qui se développent de manière typique à l'égard de leurs camarades de classe ayant des besoins spéciaux.

L. Nabors

Les préférences sociales d'enfants qui se développent de manière typique à l'égard de leurs pairs ayant des besoins spéciaux dans les classes préscolaires ont été examinés. Les enfants ayant des besoins spéciaux ont reçu peu de nominations positives de la part de leurs pairs comme camarades de jeu. Cependant, ils ont reçu peu de nominations négatives. Les enfants recevaient des nominations négatives lorsqu'ils étaient agressifs, indépendamment de leur handicap. Les interventions devraient cibler l'amélioration des habiletés sociales chez les enfants ayant des besoins spéciaux et aider les enfants qui se développent de manière typique à comprendre les comportements de leurs pairs ayant des besoins spéciaux.

Plans résidentiels de parents vieillissants pour leur progéniture adulte ayant un retard mental

R. I. Freedman, M. W. Krauss et M. M. Seltzer

Les plans résidentiels et préférences de placement futur de 340 mères d'enfants d'âge adulte qui présentent un retard mental et demeurent à la maison ont été examinés et les résultats d'une étude de suivi trois ans plus tard sont discutés. Quatre sous-groupes de familles ont été comparés d'après leurs plans résidentiels et leur préférence de continuité en matière résidentielle, soit la maison, pour les deux prochaines années. Des différences significatives entre les groupes ont été remarquées sur le plan des antécédents historiques, le bien- être psychologique maternel et les systèmes de soutien. Moins de 50% des mères avaient prévu des plans résidentiels et la majorité de ces dernières croyaient que leur enfant serait encore à la maison deux ans plus tard. Lors du suivi trois ans plus tard, 22% des familles ayant des plans rédidentiels à court terme ont pu obtenir un placement comparativement à 14% pour les familles sans plan et désirant un placement.

Le rôle des conditions médicales sur l'exacerbation du comportement d'automutilation: une étude exploratoire

J. Bosch, D. C. Van Dyke, S. M. Smith et S. Poulton

Le comportement d'automutilation est commun chez les personnes présentant un retard mental sévère qui peuvent aussi avoir de multiple problèmes médicaux complexes accompagnés de difficultés de communication. Quelquefois, cette combinaison de facteurs fait en sorte qu'il soit difficile d'obtenir des histoires médicales précises et détaillées. Dans cette étude exploratoire incluant 25 patients présentant un comportement d'automutilation, 28% n'ont pas été diagnostiqués précédemment comme ayant des problèmes médicaux. On pourrait s'attendre à ce que ces conditions médicales non diagnostiquées causent une douleur ou un inconfort. Six des 7 patients ont vécu une baisse de leur comportement d'automutilation avec le traitement de leurs conditions médicales. Chez les patients avec un comportement d'automutilation, les habiletés de communication déficitaires et les histoires médicales complexes qui peuvent être associées à une douleur ou un inconfort devrait être prises en considération dans l'étiologie du comportement d'automutilation.

La traduction des résumés en français a été coordonnée par «AAMR QUEBEC» avec la colaboration de Diane Morin, Annie Tardif, Stéphanie Lévesque, Nathalie Garcin, Isabelle Vaillant, et Lyne Taillefer.

French translations of the abstracts have been coordinated by “AAMR QUEBEC” with the collaboration of Diane Morin, Annie Tardif, Stéphanie Lévesque, Nathalie Garcin, Isabelle Vaillant, and Lyne Taillefer.

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