Abstract

Prévalence de l'obésité chez les personnes qui ont le syndrome de Down

S. S. Rubin, J. H. Rimmer, B. Chicoine, D. Braddock et D. E. McGuire

La prévalence des personnes obèses dans la population générale a récemment été étudiée et on rapporte un taux de 33% chez les hommes et de 36% chez les femmes. Nous avons entrepris cette étude afin d'établir la prévalence de l'obésité à partir de données obtenues d'une cohorte présentant le syndrome de Down de même que pour déterminer l'incidence de l'obésité selon le type d'environnement résidentiel. Nous avons mesuré l'indice de masse corporelle (IMC) chez 283 personnes présentant le syndrome de Down et avons trouvé une plus grande prévalence d'obésité dans ce groupe que dans la population en général. Les individus avec un syndrome de Down qui habitent dans un environnement familial avaient une plus grande incidence d'obésité que ceux qui habitent dans un foyer de groupe. La prévalence de l'obésité chez les personnes avec le syndrome de Down devrait être considérée comme étant une préoccupation importante au niveau de la santé publique et demande une plus grande attention de la part des chercheurs, praticiens, membres de la famille et des individus qui présentent le syndrome de Down.

La démence induite par les neuroleptiques chez quatre adultes ayant un retard mental

A. Gedye

Cet article est, à ma connaissance, le premier à documenter la démence induite par l'ingestion de neuroleptiques chez une population ayant un retard mental. Quatre adultes ont démontré une amélioration complète au niveau de la détérioration des facultés cognitives aussitôt que la médication problématique a éte enlevée. L'âge d'apparition de la démence était de 37,37,39 et 55 ans; la durée de la démence était entre 5 et 2,s ans. Trois de ces adultes étaient diagnostiqués comme ayant le syndrome de Down et le quatrième avait un retard mental associé à des causes inconnues. La démence est survenue lorsque les individus recevaient des petites doses de loxapine, thioridazine, halopéridol ou pimozide.

Évaluation des résultats et de la rentabilité d'un projet communautaire incluant un soutien comportemental et une démonstration de réponses face aux crises

C. Rudolph, K. C. Lakin, J. M. Oslund et W. Larson

Un projet incluant un soutien comportemental et une démonstration de réponse en situation de crise, autorisé par la législature du Minnesota en 1992, a été évalué. Nous avons décrit le programme de démonstration, ses utilisateurs de services ainsi que la satisfaction et les inquiétudes des bénéficiaires, de leurs familles, des intervenants et du gestionnaire de cas du comté concernant le programme de services. Nous avons également fourni des données de relance sur les résultats des utilisateurs de services après la première année et nous avons donné les résultats projetés par les gestionnaires de cas, si le programme n'avait pas été établi. Ces résultats projetés ont été validés par le suivi d'un groupe de comparaison de personnes incapables d'accéder au programme de services. La rentabilité a été calculée à partir des coûts de l'établissement et de l'exécution du programme de démonstration, ainsi qu'à partir du coût véritable moyen des services projetés qui aurait été utilisé autrement.

Les effets de l'entraînement du personnel à partir de la vidéo et d'exercices menés par des directeurs de la programmation de ressources résidentielles avec soutien

D. J. Baker

L'efficacité de l'entraînement du personnel à partir de la vidéo et d'exercices menés par des directeurs de programmation en vue d'améliorer la performance du personnel dans le soutien résidentiel aux personnes ayant des incapacités, a fait l'objet d'étude. Le personnel de recherche a porté assistance à deux directeurs de la programmation résidentielle pour l'implantation de l'entraînement du personnel en matière de santé et de sécurité, de soutien de base, et de valeurs de soutien résidentiel. Les résultats révèlent une amélioration chez les membres du personnel dans les habitudes suivantes : (a) se laver les mains lorsqu'approprié, (b) porter des gantslorsqu'approprié, (c) la fréquence des interactions positives avec les résidents. Ces changements dans le comportement du personnel se sont maintenus lors d'une relance, 6 mois plus tard. Suite à l'entraînement en matière de valeurs, dans une maison, de légères augmentations dans la fréquence des activités communautaires des résidents ont été observées. Ces changements n'ont toutefois pas été maintenus. Aucune amélioration à ces mesures n'a été observée dans l'autre maison. Les implications de ces résultats, en vue d'assurer la performance d'un personnel compétent, sont discutées.

Les issues en matiere d'emploi pour les personnes ayant des incapacités sévères: des occasions d'amélioration

D. Mank, A. Cioffi et P. Yovanoff

À ses débuts, l'emploi avec soutien s'est vu centré sur les individus pour qui l'on estimait moins probable l'obtention d'un emploi dans la communauté, c'est-à-dire ceux qui présentent soit un retard mental sévère, des comportements qui posent un défi ou des incapacités multiples. La création de l'emploi avec soutien résulte, en partie, des démonstrations de compétence et de capacités chez ces mêmes personnes que l'on croyait antérieurement non susceptibles d'être employées dans tous les sens possibles de l'expression. Toutefois, au fur et à mesure que l'emploi avec soutien se déploie, les personnes ayant les incapacités les plus sévères semblent être sous-représentées dans les rangs de ceux et celles bénéficiant de l'emploi avec soutien. La présence de personnes répondant à ces descriptions apparaît évidente bien que peu soit connu sur ce qui caractérise l'embauche des personnes ayant des incapacités plus sévères dans le cadre de l'emploi avec soutien. Ce rapport fournit les analyses des caractéristiques liées à l'embauche et l'emploi, les patrons de soutien, et les issues pour ces personnes à l'intérieur de l'emploi avec soutien.

Comment l'artefact de régression fait-il pour que les ICFs pour personnes présentant un retard mental semblent inefficaces

F. M. Crinella, R. McCleary et J. M. Swanson

Basée sur une étude quasi-expérimentale avec un groupe contrôle apparié sur une variable unique, Conroy (1996) a conclut que les petits ICFs/MR (“Intermediate Care Facilities for Mental Retardation») pour les personnes présentant un retard mental ont des impacts négatifs sur la qualité de vie. Notre analyse du plan de Conroy suggère, au contraire, que l'effet rapporté est purement un arte-fact de régression. Le défaut dans le plan de Conroy est de sélectionner un groupe contrôle à partir d'un appariement au pré-test. Malgré que le fait de sélectionner un sous-échantillon de participants du groupe contrôle par l'appariement sur des caractéristiques statiques comme l'âge et le genre peuvent réduire l'influence confondante de ces variables, la sélection effectuée à partir des scores au pré-test mene invariablement à un effet important qui induit en erreur. Les écrits sur ce sujet datent du siecle dernier et ils comprennent des avertissementsdonnés par Galton, Thorndike, McNemar, Stanley, Campbell, Cronbach et Cook sur l'appariement au pr-test. Nous avons révisé les écrits historiques et alors, nous avons utilisé l'étude expérimentale de Monte Carlo pour estimer l'effet confondant que Conroy pourrait observer seulement lors de l'appariement au pré-test. L'ampleur de l'effet de l'artefact est aussi grand que la détérioration de la qualité de vie que Conroy attribue aux effets de vivre en ICF. Nous avons discuté de la logique méthodologique en jeu dans l'appariement et des plus grandes questions politiques soulevées par cette évaluation.

Des probl&mes statistiques dans la dispute entre Conroy (1996) et Crinella, McCleary et Swanson (1998)

L. J. Heifetz

En tirant des conclusions entièrement différentes à partir de la même banque de données, Conroy a trouvé un support uniforme favorisant les CLAs («Community Living Arrangements») plutôt que les petits ICFs («Intermediate Care Facilities») en Pennsylvanie et Crinella a trouvé un artefact de régression très grand en appareillant les résidents des ICFs et CLAs sur les résultats de mesure de comportements adaptatifs. Dix domaines de logique, d'analyse et d'interprétation viennent atténuer les deux côtés de l'argument. La procédure d'appariement de Conroy, qui n'était pas nécessaire, ne pose pas de problème d'artefact de régression. Deux erreurs subtiles mais sérieuses de l'étude Monte Carlo de Crinella et al. rendent leurs conclusions inutiles et ils fournissent donc aucune preuve contre les résultats de l'étude de Conroy. Cependant, d'autres problèmes exigent une réduction des résultats qui sont en faveur des CLAs et ils limitent la généralisation de ceux-ci.

La traduction des résumés en français a été coordonnée par «AAMR QUEBEC» avec la collaboration de Nathalie Garcin, Stéphanie Lévesque, Isabelle N. Morin, Lyne Taillefer et Isabelle Vaillant.

French translations of the abstracts have been coordinated by «AAMR QUEBEC» with the collaboration of Nathalie Garcin, Stéphanie Lévesque, Isabelle N. Morin, Lyne Taillefer, and Isabelle Vaillant.

This content is only available as a PDF.