Abstract

Les tendances d'utilisation des services de répit par des mères vieillissantes vivant avec un adulte ayant un retard mental

R. I. Freedman, D. Griffiths, M. W. Krauss et M. M. Seltzer

L'utilisation des services de répit a été étudiée chez 275 familles d'adultes ayant un retard mental sur une étendue de temps de 4,5 ans. Malgré que deux fois plus de familles aient utilisé les services de répit en 1993 qu'en 1988, plus de la moitié des familles étudiées n'ont pas utilisé de services de répit durant cette période. La plupart des familles utilisant les services de répit à domicile, les utilisent modérément mais.notent une appréciation élevée de ces services. Une analyse des facteurs prédictifs de l'utilisation des services de répit dévoile que seulement les faibles habiletés fonctionnelles d'adultes ayant un retard mental sont associées à l'utilisation de services en 1988. En 1993, l'utilisation des services de répit était prédit par trois caractéristiques: les faibles habiletés fonctionnelles, une meilleure santé des adultes ayant un retard mental et un fardeau plus lourd de soins maternels. Ces résultats reflètent la variabilité des besoins de soutien des familles de personnes ayant un retard mental ainsi que les changements de politique concernant les services de répit.

L'efficacité et la qualité de la planification individuelle dans les environnements résidentiels: une analyse des résultats

R.J. Stancliffe, M. F. Hayden et K. C. Lakin

L'efficacité et la qualité des objectifs residentiels planifiés individuellement pour les adultes présentant un retard mental et habitant en institution ou dans un environnement communautaire ont été évaluées. L'efficacité était évaluée en opposant le changement des résultats pertinents à travers le temps chez des participants, avec ou sans objectifs individuels planifiés, à l'intérieur de domaines spécifiques. Aucun changement significatif des résultats n'était associés avec le fait d'avoir un objectif pour tous les domaines. À l'exception de l'aspect fonctionnel, les évaluations des plans individuels basés sur la qualité de tous les domaines étaient faibles. Les analyses de régression multiples ont pour la plupart échoué à démontrer une relation significative entre l'évaluation de la qualité des domaines et les résultats; bien qu'il y avait une certaine évidence concernant la validité de la justesse technique ainsi que la collecte des données de la qualité des domaines, cette évidence était faible et inconsistante. Les résultats représentent un défi face aux attentes courantes lesquelles stipulent que la qualité des objectifs résidentiels planifiés individuellement sont associés à une amélioration des résultats.

Reconnaître les obstacles présents en optant pour la planification centrée sur la personne

S. Holburn et P. Vietze

Une question telle que la suivante illustre ce qui paraît être une contradiction dans la planification centrée sur la personne, la question étant: «Si un système opte pour une planification centrée sur la personne, la planification n'est-elle pas alors centrée sur le système ?» Des ambiguïtés comme celleci sont évidentes pour les employés à qui l'on demande de plus en plus de considérer l'usage de moyens plus individualisés par le biais de la planification centrée sur la personne, dans leur travail d'assistance auprès des personnes. Notre prémisse dans cet article est que les réserves émises par les employés sont bien fondées et devraient être abordées de manière à faciliter la compréhension et la réconciliation éventuelle de conflits inévitables qui surgissent lorsque la planification centrée sur la personne est entreprise par les employés d'organismes. Les administrateurs qui reconnaissent les incertitudes accompagnant la planification centrée sur la personne et qui sont ouverts à la discussion à l'égard des difficultés conceptuelles et des pratiques inhérentes à sa mise en place, font le modelaged'une méthode qui tire profit de la collaboration dans la découverte de moyens visant à aider les personnes à obtenir ce dont elles ont besoin. Enfin, des exemples de solutions de groupes sont présentés.

«Modifiabilité» cognitive chez des adultes et personnes âgées présentant un retard mental

H. Lifshitz et Y. Rand

L'activation du processus de changement dans la capacité cognitive de 71 individus de quatre groupes d'âge institutionnalisés et présentant un retard mental a été examinée. Le moyen principal d'intervention était le programme d'enrichissement instrumental. Les effets de l'intervention ont été examinés en référence à la pensée logique, à la pensée prédictive et la pensée par «insight». La série de tests a été administrée deux fois avant l'intervention et deux fois après. Bien que tous les sujets se soient améliorés significativement, les scores initiaux et finaux d'adultes ayant un syndrome de Down étaient inférieurs à ceux d'adultes présentant une autre forme de retard mental. Les sujets présentant un retard mental moyen ont obtenu une amélioration suprieure à ceux présentant un retard mental léger uniquement dans le «Children Test.» Des changements significatifs ont été obtenus dans tous les groupes d'âge. Pour la pensée logique et prédictive, un effet de divergence a été trouvé. Les résultats supportent la théorie de la «modifiabilité» cognitive structurale.

Les erreurs de médication rapportées en résidences communautaires chez les personnes qui présentent un retard mental: une revue de la qualité

K. A. Stupalski et G. E. Russell

Les erreurs de médication ont longtemps été considérées comme un baromètre de la qualité dans le domaine des soins de santé. Une revue des erreurs de médication des résidences communautaires gérées par une agence pour des personnes ayant un retard mental a été effectuée. Les erreurs de médication ont été analysées et comparées aux données existantes dans la littérature. Bien que la fréquence des erreurs de médication à l'intérieur de ces résidences communautaires était moindre que les erreurs de médications rapportées dans les milieux hospitaliers, il existe une préoccupation à l'effet que les erreurs de médication sont si fréquentes: 85% des résidents ont connu au moins une erreur de medication. Le nombre de médication administré aux résidents a également doublé en une année. Comme cette population vieillit, connaît des problèmes de santé plus complexes et reçoit une plus grande médication, les pratiques concernant l'administration de la médication nécessiteront une surveillance systématique.

Protéger le corps social: utilisation de la métaphore de l'organisme dans le combat de «la menace des faibles d'esprit»

G. V. O'Brien

Bien que les personnes présentant des incapacités développementales vivant aux Etats-Unis ont été traitées de façon péjorative à de nombreux moments à travers l'histoire de la nation, l'ère d'eugénismes (1900–1930) résiste aussi au temps lorsque ces personnes, alors référés comme «faibles d'espritn», sont particulièrement sujettes à des indignités extrêmes. De nombreuses méthodes qui dés hue manisent ces personnes sont employées durant cette ère. D'une importance particulière a été l'utilisation de la métaphore de l'organisme par laquelle les membres «indignes» de la société ont été comparés à un parasite, un cancer, un virus ou une plaie infectant le corps social. L'utilisation de la rhétorique qui avance la métaphore de l'organisme dans l'écriture eugénique est décrite dans cet article comme étant l'effet qu'une telle rhétorique a eu sur la réponse sociale envers ces personnes.

Traitement de délinquants sexuels adolescents présentant un retard mental

W. R. Lindsay, S. Olley, N. Baillie et A. H. W. Smith

Les problemes des délinquants sexuels adolescents mâles présentant une incapacité intellectuelle ont été décrits et la question du traitement fût révisée. Un traitement de groupe basé sur la thérapie cognitive fut offert. Les méthodes de traitement et d'évaluation des attitudes liées à laperpétration de délits sexuels ont été décrites. Quatre études de cas de délinquants sexuels adolescents mâles présentant une incapacité intellectuelle furent présentées. Tous les sujets ont répondu positivement au traitement. Les différence individuelles liées à leurs réponses ont eté discutées en contexte avec le type de déni présenté par chaque sujet. Le déni fut l'aspect le plus difficile à traiter. Au moment de cette étude, 3 ans se sont écoulés pour 2 sujets et 4 ans pour les deux autres sans récidive de délit.

La traduction des résumés en français a été coordonnée par «AAMR QUEBEC» avec la collaboration de Nathalie Garcin, Nathalie Girouard, Sophie Méthot, Diane Morin, Lyne Taillefer et Isabelle Vaillant.

French translations of the abstracts have been coordinated by «AAMR QUEBEC» with the collaboration of Nathalie Garcin, Nathalie Girouard, Sophie Méthot, Diane Morin, Lyne Taillefer, and Isabelle Vaillant.

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