Abstract

Les personnes ayant un retard mental comme témoin à la cour: revue des écrits scientifiques

M. R. Kebell et C. Hatton.

Les écrits scientifiques concernant les témoignages oculaires donnés par les personnes ayant un retard mental en court on été revus. Malgré les perceptions générales que les personnes ayant un retard mental font des témoins incompétents, les données disponibles suggérent qu'elles peuvent fournir des récits adéquats des événements pour lesquels elles ont été témoins. Les récits sont généralement moins complets que ceux fournis par la population générale et sont grandement influencés par la méthode de questionnement utilisée. Les rares données disponibles suggérent que les methodes de contre-interrogatoire peuvent mener à une distorsion de la mémoire. L'utilisation de questions fermées, complexes ou qui amenent la personne dans une certaine direction et l'absence d'outil pour aider le rappel ont un effet particulièrement défavorable sur les personnes ayant un retard mental. Les erreurs résultantes peuvent mener a une fausse accusation ou à un faux acquittement. Les politiques futures et la recherche, dans ce domaine trop négligé, ont été discutées.

Protéger le corps social: utilisation de la métaphore de l'organisme dans le combat de « la menace des faibles d'esprit

G. V. O'Brien

Bien que les personnes présentant des incapacités développementales vivant aux États-Unis ont été traitées de façon péjorative a de nombreux moments à travers l'histoire de la nation, l'ère d'eugénismes (1900–1930) résiste aussi au temps lorsque ces personnes, alors référés comme«faibles d'esprit», sont particulièrement sujettes à des indignités extrêmes. De nombreuses méthodes qui déshumanisent ces personnes sont employées durant cette ére. D'une importance particuliére a été l'utilisation de la métaphore de l'organisme par laquelle les membres «indignes» de la société ont été comparés à un parasite, un cancer, un virus ou une plaie infectant le corps social. L'utilisation de la rhétorique qui avance la métaphore de l'organisme dans l'écriture eugénique est décrite dans cet article comme étant l'effet qu'une telle rhétorique a eu sur la réponse sociale envers ces personnes.

Traitement de délinquants sexuels adolescents présentant un retard mental

W. R. Lindsay, S. Olley, N. Baillie et A. H. W. Smith

Les problémes des délinquants sexuels adolescents mâles présentant une incapacité intellectuelle ont été décrits et la question du traitement fût révisée. Un traitement de groupe basé sur la thérapie cognitive fut offert. Les méthodes de traitement et d'évaluation des attitudes liées à la perpétration de délits sexuels ont été décrites. Quatre études de cas de délinquants sexuels adolescents mâles présentant une incapacité intellectuelle furent présentées. Tous les sujets ont répondu positivement au traitement. Les différence individuelles liées à leurs réponses ont été discutées en contexte avec le type de déni présenté par chaque sujet. Le déni fut l'aspect le plus difficile à traiter. Au moment de cette étude, 3 ans se sont écoulés pour 2 sujets et 4 ans pour les deux autres sans récidive de délit.

La compétence pour confesser : la mesure de la compréhension et de la susceptibilité à la suggestibilité chez les accusés ayant un retard mental

C. Everington et S. M. Fulero

Des groupes d'individus avec et sans retard mental en période de libération surveillée ont été examinés avec des mesures de la compréhension des droits Miranda (les droits de la personne au moment de son arrestation) ainsi que des mesures de la suggestibilité. Tel que découvert par les recherches antérieures, les participants ayant un retard mental comprennent moins leurs droits Miranda que leurs pairs n'ayant pas de retard mental. De plus, ces individus étaient plus susceptibles de répondre à des questions suggestives et de changer leurs réponses. Des corrélations significatives ont été obtenues entre les mesures de la compréhension des droits Miranda et les mesures de la suggestibilité. L'impact de cette recherche est discuté.

«De meilleures amies»: élaboration d'une amitié chez deux adolescentes

M. Day et B. Harry

Une étude de cas traitant d'une amitié entre deux étudiantes du secondaire ayant des incapacités est rapportée. Cette étude faisait partie d'un projet de recherche sur les relations sociales des enfants et adolescents ayant des incapacités. Des entrevues ethnographiques de même que l'observation des participantes ont été utilisées pour accomplir deux buts: (a) décrire les traits d'une amitié spontanée entre deux jeunes femmes à l'intérieur d'un contexte scolaire (b) de les assister dans la poursuite des activités sociales qu'elles faisaient ensemble à l'extérieur du contexte scolaire. Les perspectives des participantes vis-à-vis leur amitié sont présentées de même qu'une interprétation des facteurs qui supportent ou qui contraignent la relation. Une emphase est mise sur le fait qu'il est important pour les professionnels d'encourager la formation de réseaux entre les familles qui ont des enfants ou des adolescents qui ont des incapacités et qu'il faut respecter les perspectives culturelles des familles.

La traduction des résumés en français a été coordonnée par «AAMR QUEBEC» avec la collaboration de Nathalie Garcin, Nathalie Girouard, Luc Lecavalier, Sophie Méthot et Diane Morin.

French translations of the abstracts have been coordinated by «AAMR QUEBEC» with the collaboration of Nathalie Garcin, Nathalie Girouard, Luc Lecavalier, and Sophie Méthot.

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