Impacts des enfants ayant certains troubles sur le travail des familles pauvres: méthode mixte et évidence expérimentale

L. P. Bernheimer, T. S. Weisner et E. D. Lowe

La méthode mixte et les données expérimentales sur le travail des familles pauvres et des enfants ayant des troubles participant à l'initiative expérimentale anti-pauvreté New Hope à Milwaukee sont ici décrites. Soixante pourcent de ces familles avaient au moins un enfant qui avait un problème significatif (d'apprentissage, de résultats scolaire et/ou de comportement, de comportement à la maison, un retard ou autre incapacité). Les familles du groupe contrôle qui avaient des enfants ayant un trouble avaient plus de difficultés à soutenir leur routine familiale que les familles du groupe expérimental New Hope. Dans le contexte des nombreux autres défis auxquels ces parents font face, l'adaptation à un enfant ayant des troubles ne ressort pas nettement comparativement aux familles européennes américaines de classe moyenne. Il y a moins d'adaptation familiale due spécifiquement, ou en réponse, au trouble de l'enfant et plus d'adaptation quant aux efforts à faire pour rencontrer ses buts.

Le continuum de l'incapacité intellectuelle: évidence démographique pour la « génération oubliée »

G. T. Fujiura

Les caractéristiques démographiques des américains avec une légère incapacité intellectuelle ont été estimées dans l'analyse du National Health Interview Survey. La cohorte a été comparée à la population des États-Unis, à des personnes ayant des incapacités d'apprentissage spécifiques ainsi qu’à des personnes ayant un retard mental. La comparaison ayant été faite sur la base du fonctionnement adaptatif et du SES suggère qu'une grande partie de la population américaine partage plusieurs besoins de soutien ainsi que des vulnérabilités sociales et économiques avec ceux ayant un retard mental. La prévalence combinée de l'incapacité intellectuelle et du retard mental a été estimée à 1,27%. Les implications sont discutées en lien avec l’évolution du concept du retard mental et la « génération oubliée » du President's Committee on Mental Retardation 1999.

Participation aux services religieux des personnes ayant un retard mental

C. A. Minton et R. A. Dodder

Dans cette étude qualitative, nous avons posé un regard critique sur les opportunités de participation aux services religieux pour les personnes ayant un retard mental selon trois perspectives: celle des intervenants résidentiel (n=4), celle des dirigeants de l’Église (n=6) et celle des personnes ayant un retard mental habitant en résidence communautaire (n=25). Des observations ont aussi été faites à plusieurs services donnés par l’Église fréquentés par le groupe de résidents. Les résultats suggèrent que les personnes ayant un retard mental veulent aller à l’église et aiment le culte religieux. Leur totale inclusion dans les activités et dans le développement d'amitiés semble cependant être limitée par les attentes conflictuelles des intervenants résidentiel et des dirigeants de l’Église, le manque de transport ou d'employés de soutien et les attitudes stéréotypées à l’égard des personnes ayant un retard mental.

Ressources pour personne ayant un retard mental

S. Altabet, K. Rogers, E. Imes, I. M. Boatman et J. Moncier

La mauvaise hygiène buccale est problématique pour plusieurs personnes ayant un retard mental vivant dans un milieu résidentiel gouvernemental. Une approche de traitement intégrée pour améliorer l'hygiène buccale à été élaborée et implantée. Le programme mettait l'emphase sur l'augmentation de la coopération aux soins buccaux quotidiens. Nous avons examiné si les plans de soins buccaux individualisés étaient plus efficaces quant aux améliorations des soins d'hygiène buccale des personnes vivant dans ces ressources qu'un entraînement général des employés quant aux procédures de soins buccaux. Les indices d'hygiène buccale de 80 individus ont été suivis et analysés sur une période de plus d'un an. Une amélioration modérée a été trouvée chez toutes les personnes étudiées, avec une amélioration plus importante pour celles qui avaient un plan de soin buccal individualisé. L'emphase est mise sur le besoin de données récentes et de procédures pour assurer la poursuite des recommandations.

Revenus de bien-être social (Social Security Insurance: SSI) et retard mental: le contexte politique et économique

S. L. Parish

Les programmes de maintenance du bien-être social pour les personnes ayant un retard mental aux États-Unis sont décrits. Les dépenses combinées du bien-être social (SSI) et du revenu d'invalidité (Disability Insurance: DI) pour l'année fiscale 2000 sont estimées à 20,6 millards de dollars pour les personnes ayant un retard mental. Cette population est particulièrement vulnérable aux caprices des politiques sociales changeantes et dépendent particulièrement du soutien public. L'importance relative des programmes de revenus dans la vie de personnes ayant un retard mental est discutée et le rôle changeant des politiques fédérales de bien-être social par rapport à ces programmes est analysé.

La traduction des résumés en français a été coordonnée par «AAMR-QUÉBEC» avec la collaboration de Brigitte Ferron, Mélanie Lamoureux-Hébert, Diane Morin et Louis Pelletier.

The French translation of the abstracts have been coordinated by «AAMR-QUÉBEC» with the collaboration of Brigitte Ferron, Mélanie Lamoureux-Hébert, Diane Morin, and Louis Pelletier.