Poids corporel chez les adultes ayant un retard mental vivant dans la communauté.

K. Yamaki

La prévalence de l'obésité, de l'excès de poids et du poids santé chez les adultes ayant un retard mental vivant dans la communauté est estimée à partir des données issues de l'enquête nationale sur la santé réalisée par entrevues entre 1985 et 2000. En utilisant l'Indice de masse corporelle (IMC) comme mesure, le pourcentage d'adultes ayant un retard mental dans la catégorie de l'obésité est supérieur à celui pour la population générale et augmente durant cette période de 16 ans. Il n'y a pas de tendance similaire identifiable pour les adultes ayant un retard mental dans la catégorie de l'excès de poids. Comparés à leurs pairs dans la population générale, une plus petite proportion de femmes et de jeunes adultes ayant un retard mental maintiennent leur poids dans l'étendue du poids santé. Des implications concernant des risques potentiels pour la santé et de futures recherches sont discutées.

Esprits non autorisés: comment la théorie «théorie de l'esprit» ne représente pas adéquatement l'autisme

D. Smukler

Plusieurs représentations récentes de l'autisme comportent la supposition que l'autisme est le résultat d'un déficit de la «théorie de l'esprit» (i.e. une incapacité à comprendre les états mentaux des autres). Cette notion a été examinée en utilisant une perspective socio-constructiviste. La croyance que l'autisme est une sorte de «cécité de l'esprit» a plus en commun avec les représentations antérieures de l'autisme qui le représente comme un casse-tête et, paradoxalement, comme une simple entité définie par des caractéristiques centrales. Aussi, les théoriciens de la «théorie de l'esprit», comme leurs pré décesseurs, définissent l'autisme comme une forme d'insuffisance qui requière une réparation plutôt qu'une adaptation. Des récits alternatifs sur les esprits autistiques qui incorporent les perceptives des personnes autistes sont un important contrepoids aux limitations de pareils points de vues des professionnels.

Changements longitudinaux dans les comportements adaptatifs des résidents habitants toujours en institution et ceux quittant l'institution: résultats provenant d'une étude expérimentale

P. Lerman, D. H. Apgar et T. Jordan

La recension des écrits portant sur la désinstitutionalisation montre que les chercheurs ont mis l'emphase, d'abord, sur les comportements adaptatifs des personnes quittant l'institution en accordant moins d'intérêt à ceux demeurant en institution. L'analyse de leurs recherches révèle des problèmes méthodologiques. Nous avons évalué 150 personnes quittant l'institution et 150 personnes y restant en 1994, soit avant la désinstitutionalisation qui eut lieu en 1997. Nous avons apparié les échantillons en fonction de 7 variables distinctives, qui ont été réévaluées à 3, 15 et 27 mois après que les personnes aient quitté l'institution. Ceux ayant quitté l'institution ont fait des acquis significatifs dans les domaines de l'indépendance et des habiletés domestiques (ménage), alors que les personnes demeurant à l'institution ont eu des pertes dans les domaines des habiletés sociales et les compétences cognitives. Enseigner les habiletés domestiques et une plus grande autonomie sont les meilleurs prédicteurs des résultats finaux quant aux soins personnels et aux compétences multicognitive, après avoir contrôlé le niveau de base initial.

La traduction des résumés en français a été coordonnée par «AAMR-QUÉBEC» avec la collaboration de Brigitte Ferron, Marie-France Giard, Virginie Cobigo et Diane Morin.

The French translation of the abstracts have been coordinated by «AAMR-QUÉBEC» with the collaboration of Brigitte Ferron, Marie-France Giard, Virginie Cobigo, and Diane Morin.