«Je regarderais plutôt la TV»: un examen de l'activité physique d'adultes ayant un retard mental

G. C. Frey, A. M. Buchanan et D. D. Rosser Sandt

L'ethnographie interprétative a été utilisée comme cadre pour examiner les perceptions de 12 adultes ayant un retard mental léger concernant l'activité physique. Quatre parents et deux superviseurs d'emploi ont également accepté de participer. Les multiples sources de données ont inclut des entrevues en profondeur, des journaux de bord, une accelerometry, et des observations informelles. Les participants rapportent de nombreux obstacles et bénéfices à l'activité physique et des choix de loisirs similaires à la population générale ; toutefois, deux thèmes particulièrement saillants concernant les influences négatives et le manque de conseils de la part du système de soutien sont apparemment uniques à ce groupe. Les résultats suggèrent que (a) les adultes ayant un retard mental ont besoin de programmes d'éducation aux activités physiques et d'entraînement spécialement conçus pour eux et (b) les fournisseurs de système de soutien devraient être éduqués par rapport à l'importance de l'activité physique pour la santé de ces individus.

Expériences familiales associées avec un enfant ayant un syndrome du X fragile ou un syndrome de Down: preuves de perturbation et de résilience

J. Poehlmann, M. Clements, L. Abbeduto et V. Farsad

Même si des études antérieures ont démontré que les parents réagissent avec beaucoup d'émotions au diagnostic initial d'incapacité de leur enfant, il subsiste un besoin d'études qui ciblent les résultats et les ajustements à long terme. Cette étude examine les récits de 21 mères d'adolescents ou de jeunes adultes diagnostiqués du syndrome de Down ou du X fragile. Des analyses qualitatives de données d'entrevues mettant l'emphase sur le processus de diagnostic et le développement de l'enfant ont ré vélé quatre thèmes émergents: l'importance du contexte, la variabilité de la réaction émotive face au diagnostic de l'enfant, l'utilisation de stratégies spé cifiques pour y faire face, et les changements dans l'adaptation familiale avec le temps. Les résultats ont démontré que la plupart des familles ont vécu des éléments de perturbation et de résilience dans leurs réactions face au diagnostic du syndrome du X fragile ou du syndrome de Down de leur enfant, même si différents modèles sont ressortis pour chaque groupe de familles. Les descriptions faites par les mères des jeunes avec le syndrome du X fragile ou le syndrome de Down ont fait ressortir des éléments positifs qui contribuent au bien-être de la famille ainsi que les défis comportementaux qui étaient sources de stress dans la famille.

Accusation visuelle: une analyse contextuelle des photographies de la famille Kallikak

M. A. Elks

La famille Kallikak est un texte prééminent dans l'histoire du retard mental et de la psychologie dans lequel Goddard (1912) affirmait avoir prouvé l'hérédité de la faiblesse d'esprit ainsi que la nécessité de l'institutionnalisation. Ce livre contient 14 photographies, dont certaines ont été retouchées. Ces photographies ont été interprétées dans cet article selon le contexte de la photographie clinique des faibles d'esprit durant l'ère eugénique, et il a été conclu que les photographies sont des chefs-d'œuvre de la propagande de l'accusation visuelle qui s'est faite grâce à une supposée objectivité scientifique, l'imagerie de taudis, les juxtapositions mutuellement amplifiées, les images stéréotypées d'imbécillité et le symbolisme religieux pour atteindre la persuasion. Une résolution de la prétendue «mesquinerie» entourant les retouches est présentée.

Étude comparative sur la qualité de vie des adultes ayant des incapacités de développement

K. Sheppard-Jones, H. T. Prout et H. Kleinert

Le concept de qualité de vie a gagné beaucoup d'attention à l'intérieur des services sociaux au cours des 20 dernières années. Nous avons examiné s'il existait des différences dans la qualité de vie des adultes ayant des incapacités de développement et de la population générale. Des différences ont été trouvées dans les échelles mesurant le bien-être et la prise de décisions ainsi que pour d'autres variables plus spécifiques. Les deux groupes diffèrent également dans leur qualité de vie générale; ceux ayant des incapacités de développement ont une qualité de vie inférieure. Un modèle de régression logistique comprenant les dimensions de vie a distingué les groupes avec plus de 90% de précision. Des ré sultats généraux de ce groupe de comparaison indiquent que les adultes avec des incapacités de dé veloppement sont significativement désavantagés quant à leur qualité de vie comparativement à la population générale.

La traduction des résumés en français a été coordonnée par «AAMR-QUÉBEC» avec la collaboration de Virginie Cobigo, Marie-France Giard, Diane Morin, Mélissa Moscato et Isabelle Picard.

The French translation of the abstracts was coordinated by «AAMR-QUÉBEC» with the collaboration of Virginie Cobigo, Marie-France Giard, Diane Morin, Mélissa Moscato, and Isabelle Picard.