Le taux métabolique au repos n'est pas réduit chez les adultes obèses ayant le syndrome de Down.

B. Fernhall, A. Figueroa, S. Collier, S. Goulopoulou, I. Giannopoulou et T. Baynard

Le taux métabolique au repos (TMR) de 22 individus ayant le syndrome de Down a été comparé à celui de 20 individus du groupe contrôle (sans retard mental) d'âge similaire (25,7 et 27,4 respectivement). Nous avons utilisé un système ventilé à capot (ventilated hood system) pour mesurer le TMR tôt le matin avant le déjeuner. La capacité aérobic maximale (VO.2 max.) et la masse corporelle ont aussi été mesurées. Le taux métabolique au repos n'est pas différent entre les groupes. Le TMR ajusté en fonction du poids ou de la superficie du corps ne change pas ces résultats. En utilisant une régression par étapes pour la population totale et chaque sous-groupe, nous avons trouvé que seule la superficie corporelle était un prédicteur significatif du TMR. Ces données démontrent que les individus ayant le syndrome de Down n'ont pas un TMR plus faible que leurs pairs sans retard mental. Ce qui suggère que le faible TMR n'explique pas l'incidence élevée de l'obésité chez cette population.

Impact de l'information et des contacts hebdomadaires sur les attitudes des éducateurs réguliers coréen et des étudiants ordinaires par rapport à leurs pairs ayant un retard mental.

J. Kim, E. Park et M. E. Snell

Les effets de l'écriture d'informations et des rencontres hebdomadaires entre les éducateurs spécialisés et les éducateurs réguliers à Séoul, en Corée, ont été étudiés. Les éducateurs spécialisés ont préparé un bulletin hebdomadaire afin d'outiller les enseignants quant à l'inclusion d'un enfant ayant un retard mental dans leur classe pour une partie de la journée. Trente éducateurs réguliers et 300 pairs sans retard mental des élèves ayant un retard mental ont participé. Un groupe contrôle pré-test–post-test a été utilisé afin d'évaluer l'efficacité des enseignants, les attitudes des éducateurs réguliers par rapport à l'inclusion et l'acceptation des pairs d'un enfant ayant un retard mental. Nous avons effectué des analyses ANCOVAS sur les données post-test des trois mesures en considérant les données du pré-test de chacune des mesures comme co-variables. Les éducateurs réguliers dans les groupes où de l'information était transmise ont obtenu des résultats significativement plus élevés quant à l'efficacité des enseignants et aux attitudes face à l'inclusion. Les élèves sans retard mental de ces groupes ont obtenu des résultats significativement plus élevés quant à l'acceptation que les résultats obtenus par les élèves des groupes contrôles.

Évaluation descriptive des patrons de sommeil des adultes présentant un retard mental et résidant en communauté.

J. K. Luiselli, C. Magee, J. M. Sperry et S. Parker

Il y a peu d'informations concernant les patrons de sommeil des adultes qui présentent un retard mental et qui vivent dans la communauté. Dans la présente étude, le personnel prodiguant des soins directs a enregistré les comportements liés au sommeil de 59 adultes résidant dans des maisons de groupes en banlieue. Basés sur de l'observation directe et des procédures de mesure, les adultes avaient en moyenne 7,9 heures de sommeil chaque nuit et avaient peu de problèmes de sommeil. La durée du sommeil n'était pas influencée par l'âge, le sexe, le degré de retard mental ou le statut psychiatrique. Les adultes prenant une médication antidépressive (SSRI) ont eu moins d'heures de sommeil. Nous discutons des implications de ces résultats et des facteurs contribuant à une meilleure hygiène de sommeil chez les adultes présentant un retard mental et résidant dans la communauté.

Les habitudes de marche d'adultes ayant un retard mental.

H. I. Stanish et C. C. Draheim

L'activité de marcher chez des hommes et des femmes ayant un retard mental et habitants dans la communauté a été décrite. Trente-huit femmes (M âge = 39.7 ÉT= 9,5) et 65 hommes (M âge = 35,9; ÉT = 11,2) ont participé. Ils ont porté un podomètre durant 7 jours. Une ANOVA factorielle n'indique pas de différences significatives entre les sexes quant aux nombres de pas effectués, ces ré sultats sont aussi trouvés entre les participants ayant ou non le syndrome de Down. Une analyse post-hoc a révélé que les participants marchaient moins le samedi que durant les jours de la semaine. Seulement 21,1% des femmes et 21,5% des hommes ayant un retard mental ont atteint les 10 000 pas par jour recommandés.

Modèle fondé sur le traitement des contrevenants sexuels ayant un retard mental léger.

W. R. Lindsay

Bien que plusieurs auteurs aient fourni un cadre théorique pour le traitement des principaux contrevenants sexuels, cette recherche n'a pas été étendue aux contrevenants sexuels ayant un retard mental léger. Mon objectif ici est de combiner les nombreuses recherches pour fournir un modèle théorique pour travailler dans ce domaine, incluant des théories sur les offenses sexuelles, des théories dé veloppementales sur les offenses ainsi que des travaux sur la qualité de vie. En plus de s'occuper des aspects concernant les offenses sexuelles, les chercheurs devront également étudier des problématiques développementales et sociétales cruciales dans la genèse des offenses sexuelles et des offenses en général. Puisque les questions sociétales sont également importantes pour le traitement, un engagement et une identification avec la société sont suggérés. La qualité de vie et les aspects directement liés aux offenses sexuelles sont d'une importance centrale.

La traduction des résumés en français a été coordonnée par «AAMR-QUÉBEC» avec la collaboration de Brigitte Ferron, Diane Morin, Mélissa Moscato et Isabelle Picard.

The French translation of the abstracts have been coordinated by «AAMR-QUÉBEC» with the collaboration of Brigitte Ferron, Diane Morin, Mélissa Moscato, and Isabelle Picard.