Les apports de la valorisation des rôles sociaux à l'énigme de l'intégration sociale.

R. Lemay

De plus en plus de personnes ayant un retard mental et des troubles psychiatriques sont intégrés dans la société, cependant elles ont peu d'interactions et de relations en dehors de leurs propres groupes de pairs de personnes dévalorisées. L'intégration sociale reste un but souhaitable mais inaccessible pour la plupart des organisations de services à la personne et il y a toujours une certaine confusion sur ce que constitue l'intégration sociale. Des études récentes en Amé rique du Nord et en Europe témoignent de la difficulté d'atteindre l'intégration sociale, surtout pour les personnes présentant un retard mental et des troubles psychiatriques. La valorisation des rôles sociaux, grâce à son utilisation du concept de rôle social, apporte des éléments pertinents et des outils pour analyser l'énigme de l'intégration sociale. Une conceptualisation de l'intégration sociale par le rôle social est proposée et un exemple est apporté.

Sommeil et retard mental: évaluation, traitement et résultats aux mesures

S.M. Doran, M. T. Harvey et R. H. Horner

Les personnes ayant un retard mental dorment moins et ont une plus grande incidence de troubles cliniques reliés au sommeil que la population gé nérale. Explorer la neurophysiologie reliée au sommeil en lien avec les performances dans la journée des patients ayant un retard mental est maintenant possible en utilisant le sommeil de manière imperceptible avec des essais sensibles aux comportements durant celui-ci. Malgré le fait que les prélèvements fréquents représentent la difficulté première, il est requis d'éclaircir les effets coïncidents de la qualité du sommeil parmi les variations circadiennes. Des preuves récentes montrent qu'une qualité de sommeil élevée encourage la plasticité du cerveau, améliore les mesures de santé et enrichit la qualité de vie. Des traitements pour l'apnée, l'insomnie, les membres qui s'agitent ainsi que l'aversion conditionnée du sommeil sont disponibles, quoique non facilement fournis aux personnes ayant un retard mental. Cette population profiterait de bénéfices cliniques et comportementaux s'il y avait un accroissement des surveillances du sommeil, des expérimentations comportementales et des traitements technologiques du sommeil adaptés à leurs besoins.

Le retard mental dans la civilisation Occidental de la Rome ancienne à la Prerogativa Regis

G. Berkson

Une étude préliminaire portant sur les concepts formels d'incapacités à partir de douze tables de Rome au 5ième siècle avant notre ère aux Prerogativa Regis (Prérogative du Roi) dans la législation Anglaise à la fin du 13e siècle de notre ère est présentée. Les conclusions sont limitées par des problèmes de traduction ainsi que par la disponibilité des données. Cependant, il semble que le concept de retard mental et sa distinction d'un épisode de maladie mentale émerge pour la première fois dans plusieurs sous cultures occidentales durant l'apogée de l'Empire romain et au début de la période médiévale en Europe du Nord et dans la civilisation Arabe.

Modèle de gestion de l'assurance maladie pour les soins de santé primaires et gestion de la santé pour les personnes présentant un retard mental

T. A. Kastner et K. K. Walsh

Le nombre insuffisant de services communautaires de santé pour les personnes présentant un retard mental a comme effet des disparités dans les résultats en santé et une trop grande dépendance sur les modèles de soins coûteux fournis dans les hôpitaux et autres fournisseurs subventionnés. Un modèle fonctionnel et communautaire de soins de santé primaires avec une composante intégrée de gestion de soins, fonctionnant dans le marché des pratiques des soins de santé généraux, est décrit comme correspondant aux recommandations récentes du Surgeon General ainsi qu'un critère évaluatif pour la disponibilité, l'abordabilité, l'acceptabilité et la justesse des soins. Le modèle fonctionne à la fois dans la rémunération à l'acte et dans les environnements de gestion des soins incluant la gestion de l'assurance maladie des soins pour les personnes pré sentant un retard mental. L'expérience montre que ce modèle est à la fois hiérarchisable et reproductible, résultant en des conséquences positives en santé et en une augmentation de la satisfaction du patient.

La promotion de l'amitié à travers Best Buddies: aperçu national auprès des participants du programme collégial.

M. L. Hardman et C. Clark

Best Buddies est une organisation à but non-lucratif dont la mission est d'améliorer la vie des personnes qui présentent un retard mental grâce à un jumelage avec une personne qui ne présente pas de retard mental. Un aperçu transversal fut mené auprès des participants du programme collégial de Best Buddies aux États-Unis. Les résultats suggèrent que les étudiants ainsi que les personnes présentant un retard mental bénéficient de leur participation au programme Best Buddies. La grande majorité des étudiants et des personnes ayant un retard mental ont rapporté apprécier leur expérience et s'engager dans des activités amicales qui étaient mutuellement bé néfiques pour les personnes impliquées. La plupart des personnes ayant un retard mental ont aussi indiqué que leur vie avait été améliorée grâce au programme Best Buddies, bien que le pourcentage fut plus bas que celui rapporté par les étudiants.

La traduction des résumés en français a été coordonnée par « AAMR-QUÉBEC » avec la collaboration de Virginie Cobogo, Brigitte Ferron, Marie-France Giard, Diane Morin, Mélissa Moscato et Isabelle Picard.

The French translation of the abstracts have been coordinated by « AAMR-QUÉBEC » with the collaboration of Virginie Cobogo, Brigitte Ferron, Marie-France Giard, Diane Morin, Mélissa Moscato, and Isabelle Picard.