Jonglerie et lutte: étude préliminaire portant sur l'équilibre travail-famille des mères ayant un adolescent présentant une déficience intellectuelle

S. L. Parish

Des groupes d'intérêt ont été menés afin de développer une compréhension des expériences des mères qui tentent de trouver un équilibre entre leur emploi et les soins que requiert leur adolescent ayant une déficience intellectuelle. Les mères rapportent faire face à d'importantes difficultés quant à l'établissement d'un équilibre entre leur travail et leurs responsabilités de soignantes parce que les services de soutien diminuent lorsque leur enfant devient adolescent. Les coupures dans les services s'expliquent par le fait que les adolescents devraient être capables de prendre soin d'eux-mêmes, toutefois, dans les faits, chez les personnes ayant une dé ficience intellectuelle, tel n'est pas toujours le cas. Les mères rapportent aussi que la majeure partie de la responsabilité de l'organisation des soins pour leur enfant leur incombe et qu'elles ne sont pas épaulées par leur partenaire. Les implications politiques sont discutées.

Soutien direct au consommateur: résultats économiques, sociaux et en santé pour les familles

J. Caldwell

L'impact d'un programme de soutien, s'adressant directement au consommateur, sur les familles qui prodiguent des soins aux adultes ayant une déficience intellectuelle a été exploré. Les résultats économiques, sociaux et en santé ont été comparés entre les familles participant au programme et celles sur la liste d'attente du programme. Les personnes qui prodiguent des soins aux adultes dans le programme rapportent: dépenser peu de leur poche afin de pallier aux handicaps; un meilleur accès aux soins de santé; s'impliquer dans davantage d'activités sociales et; retirer plus de satisfaction dans leur loisir. Le programme semble avoir un plus grand impact sur les familles ayant un revenu plus bas, ces personnes prodiguant des soins rapportent une meilleure santé mentale et un meilleur accès aux soins de santé que ne le font les soignants de la liste d'attente.

Fréquence et stabilité longitudinales des contacts familiaux chez des personnes institutionnalisées ou vivant dans la communauté

R. J. Stancliffe et K. C. Lakin

Nous avons examiné la fréquence et la stabilité des contacts familiaux chez les personnes vivant en institution à long terme lors d'un projet d'envergure de désinstitutionnalisation. Les personnes ont dé ménagé dans des résidences communautaires entre l'évaluation 1 (niveau de base) et l'évaluation 2. Certaines personnes sont demeurées en institution. Nous avons étudié de façon longitudinale, les contacts familiaux par le biais de quatre évaluations annuelles. Il n'y avait pas de différence significative entre les groupes quant à la fréquence des contacts familiaux au niveau de base. Toutefois, par la suite, les personnes ayant déménagé dans la communauté ont eu davantage de contacts avec leur famille que les personnes étant demeurées en institution. Il y a eu un déclin significatif dans le temps dans la proportion des contacts entre les personnes étant restées en institution et leur famille et; une augmentation significative des contacts entre les personnes déménagées dans la communauté et leur famille avec une reprise marquée des contacts durant la première année de vie dans la communauté. Une attention particulière portée à la participation de la famille lors du processus de déménagement peut être associée à des contacts familiaux à long terme et stables.

La traduction des résumés en français a été coordonnée par «AAMR-QUÉBEC» avec la collaboration de Brigitte Ferron et Diane Morin.

The French translation of the abstracts have been coordinated by «AAMR-QUÉBEC» with the collaboration of Brigitte Ferron and Diane Morin.