Qui choisit les prestataires de services?: Expansion du choix du client, 1992–2004

A. W. Breihan

L'autodétermination a été un thème dominant dans la promotion de la qualité de vie des personnes pré sentant une déficience intellectuelle (DI). Toutefois une question demeure: qui choisit vraiment les prestataires de soins, financés par l'état et le fédéral, pour les personnes présentant une DI? Des fonctionnaires provenant des 50 états américains ont été interviewés afin d'identifier qui choisi le prestataire de soins lors de la transition entre l'école et les services offerts à l'âge adulte. Cette démarche a été effectuée annuellement de 1992 à 2004. Les choix possibles se classaient en trois catégories: un choix dicté par l'état, un choix individuel restreint et un choix individuel sans restriction. La catégorie de choix la plus élevée a été ciblée pour chacun des états. Un changement dramatique a été constaté dans la répartition des catégories de choix pour la prise de décision entre 1992 et 2004. En 1992, le gouvernement déterminait tous les prestataires de services dans 42 des 50 états; en 2004 le nombre d'états où la décision était prise par le gouvernement était de neuf.

Prévalence des abus sexuels chez les personnes présentant une déficience intellectuelle à Taiwan

S.-M. Pan

Malgré le fait que l'abus sexuel des personnes pré sentant une déficience intellectuelle ait émergé en Occident comme un enjeu majeur au cours des dernières années, peu de chercheurs ont examiné cette question à Taiwan. La prévalence et la tendance actuelle des abus sexuels chez les personnes ayant une déficience intellectuelle à Taiwan ont été étudiées. Les résultats des entrevues individuelles auprès de 336 participants ont relevé une prévalence des abus sexuels chez cette population de 5,4 %. Cette faible prévalence d'abus sexuel s'explique par certaines particularités culturelles; la plupart des personnes présentant une déficience intellectuelle vivent dans des milieux résidentiels avec assistance et sont donc exclues de la vie de la communauté. Un effort supplémentaire est nécessaire afin de dé velopper des programmes de services efficaces concernant la prévention des abus et des stratégies devraient être développées pour diminuer les limitations de la présente étude.

Solitude et milieux résidentiels

R. J. Stancliffe, K. C. Lakin, R. Doljanac, S.-Y. Byun, S. Taub et G. Chiri

Les adultes présentant une déficience intellectuelle (DI) vivent à l'intérieur de résidences communautaires de plus en plus petites, où le risque de se sentir seul peut être plus élevé. Nous avons étudié le sentiment de solitude autorapporté, auprès de 1002 individus présentant une DI provenant de 5 états américains, en lien avec la taille de leur résidence communautaire, leurs caractéristiques personnelles, leurs contacts sociaux et le climat social. Un tiers des personnes ont rapporté être parfois seul et un sixième ont mentionné être souvent seul, toutefois, la solitude n'était pas plus fréquente chez les personnes vivant seules ou à l'intérieur de petites résidences. Plus de solitude était rapportée par les personnes vivant à l'intérieur de résidences communautaires plus grandes (hébergeant de 7 à 15 personnes). Plus de contacts sociaux et l'appréciation de la résidence étaient associés à moins de solitude. Les variables liées au climat social, comme avoir peur à la maison ou dans sa communauté, étaient associées avec une plus grande solitude.

Gestion communautaire des contrevenants sexuels présentant une déficience intellectuelle: caractéristiques, services et résultats d'un programme d'état

R. J. McGrath, J. A. Livingston et G. Falk

L'état du Vermont a fermé sa seule institution pour personnes présentant une déficience intellectuelle (DI) en 1993 et donne l'ensemble de ses services dans la communauté. Dans cet article, nous décrivons les caractéristiques d'un échantillon d'hommes contrevenants sexuels qui présentent une DI (N = 103). L'échantillon est quasi exhaustif de cette population de l'état du Vermont. Ces hommes ont reçu des services entre 1993 et 2004 dans cet état. Les services reçus dans l'échantillon d'hommes sont discutés et le taux de récidives des comportements contrevenants à caractère sexuel est examiné. Sur une période de suivi d'en moyenne 5,8 ans, le taux de récidive de l'échantillon est de 10,7%. La majorité des récidives n'était pas des contacts directs. La plupart des victimes étaient des membres du personnel, des relations ou un colocataire du contrevenant. Les résultats sont discutés en termes d'implications cliniques, politiques et pour la recherche.

La traduction des résumés en français a été coordonnée par «AAMR-QUÉBEC» avec la collaboration de Rébecca Beaulieu Bergeron, Mélissa Clark, Brigitte Ferron, Julie Ferron, Julie Mérineau-Côté, Diane Morin et Mélissa Moscato.

The French translation of the abstracts have been coordinated by “AAMR-QUÉBEC” with the collaboration of Rébecca Beaulieu Bergeron, Mélissa Clark, Brigitte Ferron, Julie Ferron, Julie Mérineau-Côté, Diane Morin, and Mélissa Moscato.