Évaluation préliminaire de la connaissance et de la perception de la déficience intellectuelle chez les policiers

Scott J. Modell, PhD et Suzanna Mak, JD

Les personnes présentant une déficience intellectuelle sont quatre à dix fois plus à risque d'être victimes d'un crime que les personnes sans handicap (Sobsey, Wells, Lucardie & Mansell, 1995). Le taux de victimisation des personnes présentant une dé ficience intellectuelle est supérieur pour les agressions sexuelles (plus de dix fois plus élevé) et pour les vols (plus de 12 fois plus élevé). Ces deux raisons font partie des facteurs qui augmentent leurs chances d'interaction avec le système de justice criminel. En addition à ces facteurs, plusieurs barrières réelles et perceptibles existent et limitent l'enquête et la poursuite de ces cas. La façon dont les policiers perçoivent et comprennent la déficience intellectuelle joue un rôle significatif dans la manière dont ces cas se développent et évoluent. Le but de cette étude était d'évaluer la connaissance et la perception des policiers à l'égard des personnes présentation une déficience intellectuelle.

Effets du langage conversationnel versus le langage technique en lien avec le traitement de la préférence et le traitement de l'intégrité

David P. Jarmolowicz, SungWoo Kahng, Einar T. Ingvarsson, Richard Goysovich, Rebecca Heggemeyer et Meagan K. Gregory

Les comportements problématiques posent des défis importants aux personnes ayant une déficience intellectuelle ainsi qu'à leurs intervenants. Les interventions basées sur les principes du behaviorisme sont efficaces pour le traitement des comportements problématiques; toutefois, certains intervenants ont de la difficulté à adhérer aux recommandations de traitement. L'adhérence au traitement peut être affectée par la nature technique de la terminologie behavioriste. Les études suggèrent que les intervenants comprennent mieux et sont plus à l'aise avec des interventions décrites dans un langage de conversation. Il demeure toutefois que les effets de l'utilisation du langage de conversation dans l'implantation d'un traitement sont inconnus. Dans cette étude, l'implantation d'une intervention comportementale a été suivie après que des intervenants aient reçu une description soit technique ou conversationnelle de l'intervention. L'implantation était plus précise lorsque la description de l'intervention avait été rédigée dans un langage conversationnel. Ces résultats suggèrent que le langage conversationnel devrait être utilisé par les cliniciens lors de la rédaction de plans d'intervention comportementaux.

Les facteurs associés aux dépenses des services provenant de Medicaid Home and Community Based Services et ICF/MR destinés aux personnes ayant une déficience intellectuelle et une incapacité du développement

K. Charlie Lakin, Robert Doljanac, Soo-Yong Byun, Roger J. Stancliffe, Sarah Taub et Giuseppina Chiri

Cet article examine les dépenses d'un échantillon aléatoire de 1 421 adultes provenant de quatre états et bénéficiaires de Home and Community Based Services (HCBS) et de Care Facility/Mental Retardation (ICF/MR). L'article documente les variations des dépenses pour les personnes ayant des caractéristiques différentes et des besoins de services différents. L'article documente aussi les variations des dé penses en contrôlant les caractéristiques individuelles, le type résidentiel, le programme Medicaid (ICF/ MR or HCBS) et l'État. La moyenne annuelle par personne des dépenses Medicaid pour les bénéficiaires HCBS était inférieure à celle des résidents ICF/MR (31 770 $ et 128 275 $ respectivement). Les bénéficiaires HCBS avaient un handicap moins grave (intellectuel, physique, besoins de services de santé) que les résidents ICF/MR. En contrôlant ces différences, les dépenses des personnes bénéficiaires de HCBS ont été moins coûteuses que celles des personnes bénéficiant de ICFs/MR, mais cette distinction représentait seulement 3,3 % de la variation des dépenses. Les personnes qui vivent avec des familles recevant HCBS (25 072$) et celles vivant dans des familles d'accueil (44 112$) avaient les plus faibles dépenses Medicaid.

Vieillissement réussi chez un homme âgé de 70 ans présentant une Trisomie 21: une étude de cas

Sharon J. Krinsky-McHale, Darlynne A. Devenny, Hong Gu, Edmund C. Jenkins, Phyllis Kittler, Vundavalli V. Murty, Nicole Schupf, Luigi Scotto, Benjamin Tycko, Tiina K. Urv, Lingling Ye, Warren B. Zigman et Wayne Silverman

Nous présentons une étude de cas d'un homme de 70 ans présentant une Trisomie 21 (Monsieur C.) que nous avons suivi au cours des 16 dernières années et qui ne présente pas de déclin cognitif ou de capacités fonctionnelles pouvant indiquer une démence, malgré la présence d'une Trisomie 21 bien documentée. Nous décrivons les changements associés à l'âge qui se sont produits au cours des années, en plus des informations détaillées en lien avec sa santé et son état génétique. Afin de souligner plus pré cisément le vieillissement réussi de Monsieur C., nous avons comparé le profil longitudinal de ses performances à deux pairs ayant un fonctionnement cognitif comparable: un homme du même âge avec la maladie d'Alzheimer et un homme plus jeune en bonne santé. Nous présentons des explications potentielles sur la variabilité phénotypique des personnes présentant une Trisomie 21.

Comparaison des faibles résultats aux tests de QI Reynolds Intellectual Assessment Scales et Wechsler Adult Intelligence Scale—Third Edition

Thomas B. Umphress

Vingt personnes chez qui une déficience intellectuelle est soupçonnée ont été évaluées à l'aide du Reynolds Intellectual Assessment Scales (RIAS; C. R. Reynolds & R. W. Kamphaus, 1998) et du Wechsler Adult Intelligence Scale—3rd Edition (WAIS-III; D. Wechsler, 1997). L'objectif était de vérifier si les deux tests utilisés donnaient des résultats comparables. Un test-T a démontré que le score composite de l'indice Intelligence du RIAS était significativement plus élevé que l'échelle du QI global du WAIS-III, à un niveau alpha de .01. Une différence significative a aussi été trouvée entre l'indice Intelligence non verbale du RIAS et l'échelle de Performance du WAIS-III. Il n'y a pas de différence significative entre l'indice Intelligence verbale du RIAS et le QI verbal du WAIS-III. Ces résultats soulèvent un questionnement concernant le choix des tests utilisés pour le diagnostic de déficience intellectuelle et l'utilisation de corrélations statistiques à des fins de comparaison des tests d'intelligence.

La traduction des résumés en français a été coordonnée par «AAIDD-Québec» avec la collaboration de Rébecca Beaulieu Bergeron, Mélissa Clark, Brigitte Ferron, Marie-France Giard, Mélissa Moscato et Diane Morin.

The French translation of the abstracts have been coordinated by “AAIDD-Québec” with the collaboration of Rébecca Beaulieu Bergeron, Mélissa Clark, Brigitte Ferron, Marie-France Giard, Mé lissa Moscato, and Diane Morin.