Développement psychologique chez la fratrie des enfants présentant et ne présentant pas de déficience intellectuelle

Liora Findler et Aya Vardi

La présence d'un enfant présentant une déficience intellectuelle est souvent perçue comme un nuage gris au dessus de la tête de la fratrie, augmentant ainsi le risque qu'elle développe une variété de problèmes. C'est seulement récemment que la fratrie a été examinée par rapport aux aspects positifs de cette situation de vie, comme par exemple le développement psychologique. Cette étude a évalué la contribution du stress perçu, de la différenciation de soi et la préférence parentale du développement personnel, social et spirituel de la fratrie, à l'aide du cadre théorique de J. A. Schaffer et G. H. Moos (1992). Les participants incluaient 101 frères et sœurs d'enfants présentant une déficience intellectuelle et 89 frères et sœurs d'enfants présentant un développement typique (âgés entre 13 et 19 ans). Les résultats indiquent que la fratrie des enfants pré sentant une déficience intellectuelle a un développement psychologique plus avancé. La différenciation de soi et la préférence maternelle sont les deux facteurs contribuant principalement au meilleur dé veloppement psychologique.

En sommes-nous rendu à ce point? Un processus de dépistage de la déficience intellectuelle en milieu carcéral

Anna Scheyett, Jennie Vaughn, Melissa Taylor, et Susan Parish

Une identification plus précoce de la déficience intellectuelle dans le système judiciaire est essentielle afin de protéger les droits de ces personnes durant leur arrestation, d'assurer leur sécurité lors d'une incarcération ainsi que de maximiser leurs opportunités à recevoir des services durant leur incarcération ou leur libération. Cette étude utilise des entrevues téléphoniques auprès de gestionnaires de prison d'un état (N = 80) pour examiner de quelle façon les personnes présentant une déficience intellectuelle sont identifiées en prison. Les résultats indiquent que la sensibilité des gestionnaires à l’égard de l’évaluation des personnes ayant une déficience intellectuelle varie énormément d'une prison à l'autre. Peu de prisons (6%) utilisent des instruments formels de dépistage de la déficience intellectuelle. Les évaluations de d'autres prisons sont basées sur l'observation directe des gardiens et l'auto-évaluation des détenus (53%). Finalement, certaines prisons ne faisaient pas de dépistage du tout. De plus, les gardiens n'ont reçu qu'une petite formation à cet égard. Les résultats suggèrent que peu de prisons utilisent un processus de dépistage de la déficience intellectuelle selon les meilleures pratiques actuelles.

La fidélité de la version française du Supports Intensity Scale: l’Échelle d'intensité de soutien (SIS-F)

Diane Morin et Virginie Cobigo

Selon l'American Association on Intellectual and Developmental Disabilities, la définition de la dé ficience intellectuelle inclut le postulat qu'un soutien approprié devrait améliorer le fonctionnement d'une personne. En conséquence, les besoins de soutien doivent être mesurés pour planifier les services offerts à une personne présentant une déficience intellectuelle. Le Supports Intensity Scale (SIS; J. R. Thompson et al., 2004) est un instrument standardisé qui mesure les besoins de soutien et leur intensité. Cette étude avait comme objectif d'estimer la fidélité inter-juge de l’Échelle d'intensité de soutien (SIS-F). Environ 40 personnes du Québec ayant une déficience intellectuelle ont participé à cette étude. Pour chaque participant, deux répondants et deux intervieweurs étaient identifiés et trois questionnaires étaient complétés. Les résultats sont présentés et discutés en comparaison aux résultats de la version originale anglaise du SIS.

Satisfaction de la transition et du bien-être familial des parents de jeunes adultes présentant une dé ficience intellectuelle sévère

Cameron L. Neece, Bonnie R. Kraemer, et Jan Blacher

La transition entre l’école secondaire et l’âge adulte est une étape de vie cruciale qui entraîne de nombreux changements et plus particulièrement auprès des jeunes présentant une déficience intellectuelle. La période de transition peut être particulièrement stressante pour les familles et ces jeunes adultes qui vivent souvent des expériences de changement soudain ou une diminution des services reçus. Toutefois, peu de recherches ont examiné ce qui constitue un succès dans la transition des familles de ces personnes. La présente étude a examiné les perspectives des parents de 128 jeunes adultes ayant une déficience intellectuelle sévère concernant la transition et plus spécifiquement la satisfaction des parents quant à cette transition. Les résultats suggèrent que la satisfaction est liée au jeune adulte, à la fa mille et aux caractéristiques environnementales. Les caractéristiques environnementales sont les plus forts prédicteurs de la satisfaction de la transition. En outre, la satisfaction de la transition est liée à de multiples mesures de bien-être familial ce qui indique l'immensité des besoins nécessaires afin de considérer le système familial élargi lors de la pla nification de la transition d'un jeune adulte. Les implications et les directions des recherches futures sont discutées.

La traduction des résumés en français a été coordonnée par «AAIDD-Québec» avec la collaboration de Rébecca Beaulieu Bergeron, Mélissa Clark, Julie Mérineau-Côté, Mélissa Moscato, et Diane Morin.

The French translation of the abstracts has been coordinated by “AAIDD-Québec” with the collaboration of Rébecca Beaulieu Bergeron, Mélissa Clark, Julie Mérineau-Côté, Mélissa Moscato, and Diane Morin.