Personnel paraprofessionnel en ratio un pour un pour les élèves présentant une déficience dans les classes d'intégration: est-ce que la croyance conventionnelle est fausse?

Michael F. Giangreco

L'assignation de personnel paraprofessionnel en ratio un pour un est devenue une réponse commune afin de soutenir des élèves présentant une déficience intellectuelle ou autres troubles du développement dans les classes ordinaires. Cet article conteste la croyance conventionnelle soutenant qu'une telle approche à la prestation de services est nécessairement une action souhaitable apportant du soutien. Cinq points principaux contestant la sur-dépendance à l'utilisation de personnel paraprofessionnel en ratio un pour un dans les classes d'intégration sont présentés. Ces points font de cette situation un problème critique pour l'éducation spécialisée. Une série de positions et d'actions initiales sont proposées afin d'inciter au débat et d'encourager le développement d'alternatives au statut quo.

“Pourquoi ne pas s'amuser ?”: Les pairs se prononcent sur un programme d'inclusion dans une école secondaire

Srikala Naraian

L'inclusion des élèves présentant des déficiences significatives dans les écoles secondaires est un sujet qui a pris de l'importance dans les recherches des dernières années. Cette étude explore les expériences d'un élève d'une école secondaire ayant des déficiences importantes, Michael, à travers le récit de ses pairs. Les observations faites à l'école indiquent que Michael demeurait à l'écart des expériences scolaires normales alors que ses pairs travaillaient avec un récit institutionnel basé sur les attentes normatives pour tous les élèves. En utilisant les données recueillies en entrevue, l'article cherche à expliquer comment les pairs de Michael comprennent le processus d'inclusion implanté à l'école. L'article documente les constructions pragmatiques des élèves alors qu'ils utilisent des éléments variés du discours normalisant dans l'école pour façonner leur propre interprétation d'une déficience significative. Les commentaires des élèves révélaient une attention particulière sur le programme de Michael et à quel point ce programme n'intégrait pas les activités amusantes tout en restant critique sur le rationnel derrière les pratiques qu'il soutient. Comme le montre les données, la notion de plaisir pour Michael telle que vue par ses pairs est grandement reliée avec les occasions de participation qui lui sont offertes et la nécessité d'interactions sociales avec ceux-ci.

Intégration sociale en milieu professionnel: Application de la théorie du contact intergroupe

Jeanne A. Novak et Patricia M. Rogan

Cette étude a utilisé un sondage auprès de 106 spécialistes de l'emploi afin de tester la capacité de la théorie du contact intergroupe à expliquer les résultats de l'intégration sociale d'employés ayant des incapacités. La théorie du contact suggère que les collègues de travail acceptent davantage les employés ayant des incapacités s'ils ont suffisamment d'opportunités pour interagir avec eux, une égalité de statut, des relations professionnelles interdépendantes et s'ils ont des superviseurs prônant l'égalité et l'acceptation. Le modèle du contact et un modèle élargi incluant la culture du milieu de travail ont prédit significativement non seulement les attitudes des collègues de travail envers les employés ayant des incapacités mais aussi le niveau de participation sociale des employés et l'impression de soutien social. De plus, les résultats de dépendance ont modéré la relation entre la compétence professionnelle des employés ayant des incapacités et les attitudes des collègues de travail envers eux. Les résultats de cette étude ont des répercussions pragmatiques sur les relations sociales facilitantes à mettre en place dans les milieux professionnels d'intégration.

La fratrie d'une personne présentant une déficience intellectuelle: Résultats d'un sondage national

Robert M. Hodapp, Richard C. Urbano, et Meghan M. Burke

Dans cette étude, les auteurs ont utilisé un sondage électronique national pour questionner les adultes ayant une sœur ou un frère présentant une déficience intellectuelle. Plus de 1160 adultes ont complété ce sondage de 163 questions portant sur eux-mêmes, leur fratrie et leur relation avec leurs sœurs ou frères. La plupart des répondants ont rapporté avoir des contacts fréquents avec eux, une relation positive, une bonne santé et bénéficier positivement du fait d'avoir un frère ou une sœur ayant une déficience intellectuelle. Comparativement aux hommes, les femmes rapportent bénéficier davantage de leur relation avec leur fratrie. Conformément à la population des États-Unis, les femmes ayant un frère ou une soeur présentant une déficience intellectuelle se marient plus tardivement et divorcent moins fréquemment et ont leur premier enfant à un âge plus avancé. Les recherches futures et les besoins de services sont discutés dans cet article.

La traduction des résumés en français a été coordonnée par «AAIDD-Québec» avec la collaboration de Mélissa Clark, Marie-Pier Guimont, Julie Mérineau-Côté, Mélissa Moscato, et Diane Morin.

The French translation of the abstracts has been coordinated by “AAIDD-Québec” with the collaboration of Mélissa Clark, Marie-Pier Guimont, Julie Mérineau-Côté, Mélissa Moscato, and Diane Morin.