Relations amoureuses et violence interpersonnelle chez des adultes présentant une déficience intellectuelle

Karen M. Ward, Rebecca L. Bosek, Erin L. Trimble

Les relations amoureuses sont importantes dans la vie des personnes présentant des retards du développement. Le but de cette étude était d'explorer les fréquentations et les relations amoureuses chez des adultes et d'identifier la nature et l'étendue de la violence dans leurs relations. Un échantillon aléatoire de 47 hommes et femmes ont participé à des entrevues semi structurées. Les auteurs ont constaté que leurs relations étaient typiques des personnes sans déficience, mais le temps passé ensemble était plus limité qu'ils le désiraient. Un taux élevé de participants ont subi de la violence interpersonnelle principalement sous forme d'injures, de cris, d'hurlements et d'agression physique. Bien que la police et la famille ou les amis étaient les premières sources d'aide suivant les incidents d'abus, plus du tiers des participants ont mentionné ne pas demander d'aide.

Récit sur les personnes handicapées, récit sur les pratiques religieuses: La réconciliation et le syndrome du X fragile

Marsha Michie, Debra Skinner

Cet article examine la place de la religion dans les récits des mères ayant des enfants atteints du syndrome du X fragile. Dans des entrevues semi structurées, une majorité de femmes ont des discours où la pratique religieuse est combinée à la maladie, et interprète ainsi l' handicap de leur enfant d'après le système religieux. D'après Arthur Frank (1995) dans la notion de 〈〈conteurs blessés〉〉, les auteurs articulent un récit de la réconciliation que les mères utilisent communément pour décrire la transition dans leur conception de l'handicap: la perception d'un fardeau ou un défi pour une bénédiction, ou comme une partie du dessein de Dieu pour leur vie. Les auteurs discutent de l'importance de la narration pour mieux comprendre les perspectives religieuses sur l'handicap et concluent avec les implications de ces résultats pour les praticiens et les recherches futures.

La participation des adultes ayant une déficience intellectuelle et un retard de développement dans le processus de décision: Des considérations éthiques pour les professionnels travaillant auprès de cette population

Gurit Lotan, Carolyn Ells

Dans cet article, les auteurs demandent aux professionnels de réexaminer les hypothèses sur les concepts de base et leur implication dans le soutien des adultes ayant une déficience intellectuelle et un retard de développement. Les auteurs se concentrent sur des décisions aux conséquences importantes, telles que la planification de la transition de l'école à la vie adulte, le changement constant de milieux de vie et la gestion des problèmes de santé. L'analyse met en évidence les concepts importants qui sont moins souvent abordés: l'autonomie, l'autodétermination, la participation à la prise de décision, le pouvoir asymétrique, le contrôle venant de l'extérieur et le respect des personnes. Les auteurs suggèrent que les professionnels adoptent une attitude de respect de la personne, comme un principe directeur fondamental dans leur travail avec des adultes ayant une déficience intellectuelle et un retard de développement. L'autodétermination et le processus de planification centré sur la personne sont placés dans le cadre des pratiques éthiques. Les auteurs proposent un ensemble de considérations pratiques qui encouragent le respect de ces personnes en les impliquant dans le processus de décision des sujets qui ont un impact important pour eux.

Insultes verbales et stigmatisation: Étude auprès d'étudiants quant à l'utilisation de l'insulte péjorative “retardé”

Gary N. Siperstein, Sarah E. Pociask, Melissa A. Collins

La présente étude a exploré la prévalence de l'insulte péjorative “retardé” dans le langage courant chez les jeunes américains. Un total de 1169 jeunes âgés entre 8 et 18 ans ont participé à la présente étude. Les résultats ont montré une prévalence élevée de ce mot, puisque 92% des jeunes avaient entendu quelqu'un utiliser le mot comme une insulte dans le jargon courant. Les résultats montrent aussi que les jeunes ont réagi différemment, en fonction de vers qui le mot était dirigé (par exemple, une personne avec ou sans déficience intellectuelle), de qui a dit le mot (à savoir, un ami ou pas) ainsi que de qui ils ont entendu le mot (c'est-à-dire, les femmes vs les hommes; jeunes vs les jeunes plus âgés). Des implications pour éliminer l'utilisation quotidienne de l'expression péjorative sont discutées.

La traduction des résumés en français a été coordonnée par 〈〈AAIDD-Québec〉〉 avec la collaboration de Rébecca Beaulieu Bergeron, Mélissa Clark, Marc-André Gagnon, Ioanna Guikas, Marie-Pier Guimont, et Diane Morin.

The French translation of the abstracts has been coordinated by “AAIDD-Québec,” with the collaboration of Rébecca Beaulieu Bergeron, Mélissa Clark, Marc-André Gagnon, Ioanna Guikas, Marie-Pier Guimont, and Diane Morin.