Standard de pratique et l'effet Flynn dans les témoignages pour les cas de peine de mort

L'effet Flynn est un phénomène psychométrique reconnu qui documente les hausses substantielles des performances aux tests d'intelligence à travers le temps. La revue de littérature effectuée par Flynn (1984) a établi que les américains gagnaient, en moyenne, 0,3 points par an ou 3 points par décennie dans les mesures d'intelligence. L'évaluation et l'interprétation juste et précise du fonctionnement intellectuel devient critiques dans les cas de peine de mort qui tentent de déterminer si un individu rencontre les critères d'une déficience intellectuelle et par le fait même, s'il est inadmissible pour l'exécution en vertu de l'arrêt Atkins v. Virginia (2002). Nous avons effectué une revue de la littérature sur l'effet Flynn et nous avons démontré comment l'ajustement inefficace des scores aux tests d'intelligence basés sur ce phénomène invalide les résultats à ces tests tout en violant les Standards pour l'évaluation en éducation et en psychologie et les principes éthiques et code de conduite des psychologues. L'application de l'effet Flynn et l'ajustement des scores pour des normes obsolètes est clairement supporté par la science et devrait être implanté dans la pratique des psychologues.

Le diabète chez les adultes ayant des limitations cognitives comparé à celui des individus n'ayant pas d'incapacité cognitive

En utilisant une analyse rétrospective des données du Medical Expenditures Panel Survey (MEPS) de 2006, nous avons évalué l'état de santé des adultes en âge de travailler avec des limitations cognitives en le comparant à celui des adultes sans incapacité (données non pondérées N  =  27 116; pondérées N  =  240 343 457). Les adultes ayant des limitations cognitives présentaient une prévalence significativement plus élevée de diabète que les adultes sans incapacité (19,4% vs 3,8%, respectivement) et une prévalence significativement plus élevée pour six autres maladies chroniques majeures. De plus, les individus ayant des limitations cognitives et le diabète étaient significativement plus susceptibles d'avoir plusieurs (quatre ou plus) maladies chroniques. Les disparités en santé que nous avons constatées dans cette étude démontrent la nécessité d'améliorer la prévention des maladies et d'augmenter les efforts d'éducation pour les individus ayant des limitations cognitives et leurs fournisseurs de soins de santé.

L'état de santé et les comportements à risque de la 〈〈majorité cachée〉〉 d'adultes ayant une déficience intellectuelle

On connaît mal l'état de santé et les comportements à risque auxquels sont confrontés les adultes ayant une déficience intellectuelle qui n'utilisent pas les services spécialisés en déficience intellectuelle. En Angleterre, des données auto-apportées recueillies auprès de 1022 personnes ayant une déficience intellectuelle légère ont fait ressortir que les personnes qui n'utilisent pas les services spécialisés en déficience intellectuelle sont plus sujet à fumer la cigarette et accèdent moins régulièrement à certains services de santé et aux activités de promotion de la santé que ceux qui utilisent ces services. En outre, ils sont plus à risque d'être exposés à certains facteurs sociaux connus de détérioration de la santé (difficultés matérielles plus grandes, vivre dans un quartier défavorisé, communauté réduite, et la participation sociale).

Le soutien actif: revue systématique et évaluation des pratiques basées sur les données probantes

Les chercheurs ont évalué le soutien actif des organismes pour les personnes ayant une déficience intellectuelle afin d'augmenter l'aide du personnel et l'engagement des utilisateurs de services. Dans une revue systématique, nous avons identifié deux études dans lesquelles les chercheurs ont rapporté trois évaluations expérimentales du soutien actif. Une seule expérience a montré une relation fonctionnelle claire du soutien actif avec des pourcentages 〈〈inefficaces〉〉 jusqu'à 〈〈discutables〉〉 des tailles d'effets pour les points de données ne se chevauchant pas et un pourcentage acceptable pour toutes les tailles d'effets pour les points de données ne se chevauchant pas. Deux expériences n'ont pas démontré de contrôle expérimental, mais il y avait des preuves que les chercheurs dans ces études n'ont pas suffisamment manipulé la variable indépendante. Selon ces données, le soutien actif répond seulement au critère de Chambless et Hollon de 〈〈traitement prometteur〉〉, mais pas de pratique fondée sur des données probantes. Les futurs chercheurs sur le soutien actif devraient démontrer que la variable indépendante a été manipulée et devraient rapporter les données individuelles des participants.

Leo Kanner (1943): précurseur dans le domaine de l'autisme

Plus de 65 ans après la publication de l'illustre article de Leo Kanner, la recherche portant sur l'autisme suscite encore un intérêt marqué. Malgré tous les progrès accomplis, ce domaine en est toujours à ses débuts et plusieurs avenues de recherche restent encore inexplorées. Bien que le temps passe, le syndrome identifié par Kanner ainsi que ses commentaires quant aux enfants observés font toujours du sens aujourd'hui. Même si ses suggestions concernant l'étiologie et la présentation de l'autisme étaient ancrées dans les écoles de pensée de son époque, plusieurs de ses observations étaient préscientifiques. À l'intérieur de cet article, nous explorons les contributions de Kanner au domaine de l'autisme. De plus, nous discutons de la manière dont le domaine a changé et suggérons des moyens permettant à la recherche dans le domaine du spectre de l'autisme de continuer à évoluer.

La traduction des résumés en français a été coordonnée par 〈〈AAIDD-Québec〉〉 avec la collaboration de Mélissa Clark, Marc-André Gagnon, Marie-Pier Guimont, Julie Mérineau-Côté, Audrée Tremblay et Diane Morin.