Qui était Deborah Kallikak?

La famille Kallikak était, avec les Jukes, un des récits eugéniques familiaux les plus visibles publiés au début du 20e siècle. Publié en 1912 et écrit par le psychologue Henry Herbert Goddard, The Kallikak Family racontait l'histoire d'une famille supposément dégénérée de la campagne du New Jersey, commençant avec Deborah. Comme la plupart des parutions de ce genre, ce traité pseudo-scientifique décrit des générations des membres de la famille Kallikak qui sont illettrés, pauvres et prétendument immoraux qui étaient, en général, perçus comme des menaces à l'hygiène raciale. Présenté comme une expérience naturelle de l'hérédité humaine, le texte sert à soutenir des activités eugéniques à travers la première moitié du 20e siècle. Cet article révise l'histoire de Deborah Kallikak, incluant sa véritable identité, et amène des preuves que le traité de Goddard était erroné.

Connaissances en lien avec le dépistage du cancer du col de l'utérus et du sein chez les femmes ayant une déficience intellectuelle

Les femmes ayant une déficience intellectuelle sont significativement moins susceptibles que les femmes sans déficience de recevoir les services de dépistage du cancer du col de l'utérus et du sein selon les lignes directrices cliniques. Les raisons de cet écart ne sont pas encore comprises. La présente étude examine l'étendue des connaissances des femmes quant au dépistage du cancer du col de l'utérus et du sein, et ce, dans le but d'informer le développement et l'essai d'interventions pour améliorer les taux de dépistage de ces deux types de cancer auprès de ce groupe de femmes. Dans un échantillon de 202 femmes ayant une déficience intellectuelle et vivant dans la communauté, la plupart de celles-ci avaient peu de connaissances quant au dépistage du cancer du col de l'utérus et du sein. Les femmes qui vivaient à la maison avec des aidants naturels étaient celles ayant le niveau de compréhension le plus limité quant au dépistage du cancer du col de l'utérus et du sein. Les implications quant aux aspects politiques et pratiques sont discutées.

«Être normal» pour des adultes présentant un syndrome d'Asperger: les implications pour le diagnostic

Les auteurs ont exploré la production de discours contre-hégémonique de la «normalité autistique» chez des adultes autistes de haut niveau en analysant les notions du diagnostic. Les analyses de discours sont basées sur du matériel provenant du domaine ethnographique dans un contexte scolaire suédois. Les participants de l'étude étaient 3 hommes et 9 femmes adultes ayant le syndrome d'Asperger. La notion de diagnostic comprend des questions concernant l'étalage et la production de connaissances. Les résultats révèlent un processus de reformulation constant chez les personnes impliquées au sein de mouvement revendiquant les droits des personnes autistiques concernant la signification du syndrome d'Asperger et ce qu'implique le fait d'être une personne avec un syndrome d'Asperger.

Sexe et gènes 1ère partie: sexualité et syndrome de Down, Prader-Willi et Williams

Des syndromes génétiques spécifiques affectent le développement sexuel, les expériences et la fertilité des individus. Les personnes présentant un syndrome spécifique peuvent également avoir des comportements sexuels inappropriés à cause de vulnérabilités génétiques. En utilisant l'étude de cas cliniques, cet article discute des impacts spécifiques des syndromes de Down, Prader-Willi et Williams sur le développement et les comportements sexuels. En appliquant une approche biopsychosociale, les effets sexuels primaires sont présentés ainsi que le développement tardif de la sexualité et de l'infertilité. Ces syndromes génétiques sont aussi associés à des défis qui ne sont pas nécessairement de nature sexuelle, mais qui en affectent l'expression, tels que l'automutilation, les problèmes de santé mentale ou l'épilepsie. Les effets secondaires de la médication sont également discutés. L'article se conclut avec des recommandations pour le traitement des individus ayant des problèmes sexuels en considérant les effets uniques de ces trois syndromes spécifiques sur la sexualité.

Caractéristiques démographiques, conditions de santé et utilisation de services résidentiels chez des adultes présentant un syndrome de Down dans vingt-cinq états américains

Cette étude décrit des usagers ayant le syndrome de Down (N  =  1199) et un échantillon comparatif d'usagers avec une déficience intellectuelle et développementale, mais n'ayant pas le syndrome de Down (N  =  11182), tiré d'enquêtes des indicateurs fondamentaux nationaux (National Core Indicators) des usagers des services pour adultes dans 25 états américains. Les adultes atteints du syndrome de Down étaient plus susceptibles d'avoir la maladie d'Alzheimer, une déficience auditive, ou avoir un surplus de poids, mais moins susceptibles d'avoir un handicap physique que ceux sans le syndrome de Down. Dans une régression logistique, les participants étaient plus susceptibles d'être signalés comme ayant un surplus de poids s'ils avaient le syndrome de Down, étaient de sexe féminin, et étaient physiquement inactifs, et moins susceptibles d'avoir un surplus de poids s'ils étaient plus âgés, avaient une déficience intellectuelle plus grave, avaient une paralysie cérébrale, ou ne se déplaçaient pas de façon autonome.

Habitudes d'activité physique des jeunes ayant le syndrome de Down

Le but de cette étude est d'examiner les habitudes d'activité physique des enfants ayant le syndrome de Down. Une approche transversale ainsi qu'un accéléromètre ont été utilisés pour mesurer le temps que les enfants avec un syndrome de Down (N  =  104) passaient à être sédentaires et à faire de l'activité physique d'intensité légère et modérée à vigoureuse. Les résultats ont indiqué que les adolescents âgés de 14–15 ans étaient les plus sédentaires et passaient le moins de temps dans une activité physique légère et modérée à vigoureuse. Une diminution de l'activité physique a été observée comme tendance générale lorsque l'âge des enfants augmente. Cette tendance est similaire pour les jeunes au développement typique. Les participants de l'étude se trouvaient à passer la majorité de leur journée à participer à des activités sédentaires. Les résultats indiquent que la plupart des participants n'ont pas accumulé les 60 minutes d'activité modérée ou rigoureuse tel que recommandé.

The French translation of the abstracts has been coordinated by «AAIDD-Québec» with the collaboration of Mélissa Clark, Marie-Pier Guimont, Rébecca Beaulieu-Bergeron, Audrée Tremblay, and Diane Morin.

La traduction des résumés en français a été coordonnée par «AAIDD-Québec» avec la collaboration de Mélissa Clark, Marie-Pier Guimont, Rébecca Beaulieu-Bergeron, Audrée Tremblay et Diane Morin.