DI ou non? Les changements de taux de classification d'une déficience intellectuelle en utilisant le DSM-5

Selon le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux - cinquième édition (DSM-5), les critères diagnostiques d'une déficience intellectuelle (DI) comprennent un changement dans la définition des limites adaptatives. Les nouveaux critères exigent qu'une déficience soit présente dans un domaine d'adaptation plutôt que dans deux ou plusieurs types d'habiletés. Les auteurs ont examiné les implications diagnostiques associées à l'utilisation d'un inventaire reconnu de comportements adaptatifs; Adaptive Behavior Assessment System - Second Edition, auprès de 884 enfants cliniquement référés (6–16 ans). Cent soixante-six enfants répondaient aux critères du DSM-IV-TR pour une DI, tandis que beaucoup moins d'enfants (n  =  151, p  =  0,001) répondaient aux critères du DSM-5 (baisse de 9%). L'implantation des critères du DSM-5 pourrait changer considérablement le taux de diagnostic de la DI. Ces résultats soulignent le besoin de combiner l'évaluation psychométrique au jugement clinique lors de l'implantation de la composante des limites adaptatives des critères du DSM-5 pour le diagnostique de la DI.

Facilitateurs et barrières à l'activité physique tels que perçus par des personnes âgées ayant une déficience intellectuelle

Les personnes âgées ayant une déficience intellectuelle (DI) sont caractérisées par des niveaux d'activité physique bas. L'activité physique est importante pour réduire les risques pour la santé et le maintien d'une forme physique propice à la réalisation des activités de la vie quotidienne. L'objectif de cette étude est d'explorer les préférences de personnes âgées ayant une DI pour des activités physiques spécifiques, et d'améliorer la compréhension des facilitateurs et barrières à l'engagement à faire de l'activité physique. Quatorze entrevues détaillées et quatre groupes de discussion ont été mis en place, pour un total de 40 personnes âgées ayant une DI modérée ou légère incluses dans l'analyse. Le logiciel NVivo a été utilisé afin d'analyser les verbatim des entrevues transcrites. En somme, 30 codes pour les facilitateurs et les barrières ont été identifiés. Les thèmes concernant les facilitateurs d'activité physique sont le plaisir, le soutien social, les contacts sociaux et amicaux, la récompense des performances, la familiarité, et la routine des activités. Les thèmes relatifs aux barrières à l'activité physique étaient des facteurs physiologiques et de santé, le manque de confiance en soi, le manque d'habiletés, le manque de soutien, des problèmes de transport, les coûts, et le manque d'options appropriées d'activité physique et du matériel relié. Les résultats de cette étude suggèrent que les personnes âgées ayant une DI peuvent bénéficier de programmes d'activité physique spécifiques, adaptés à leurs besoins individuels ainsi qu'à leurs limites. Les résultats peuvent être utilisés afin de développer des programmes de promotion de la santé adaptés aux personnes âgées ayant une DI.

Les adultes ayant une déficience intellectuelle dans les centres médicaux universitaires

Les personnes ayant une déficience intellectuelle (DI) représentent un petit mais important groupe de patients hospitalisés qui ont souvent des besoins complexes en termes de soins de santé. Les personnes avec une DI présentent de hauts taux d'hospitalisation pour des conditions ambulatoires et de hauts taux pour les hospitalisations en général, et cela, même dans les systèmes de soins communautaires. Toutefois, aucune recherche n'a été trouvée quant aux raisons les plus courantes pour lesquelles cette population est hospitalisée. Les centres médicaux universitaires traitent souvent les patients les plus complexes et les données de ces centres peuvent fournir des renseignements sur les besoins des populations de patients ayant des besoins complexes. Le but de cette étude est d'analyser les données descriptives des centres hospitaliers universitaires (anciennement connu sous le nom de l'University Healthsystem Consortium, une alliance de 115 centres médicaux universitaires aux États-Unis et 300 de leurs hôpitaux affiliés) en ce qui concerne les principales raisons pour l'hospitalisation, le besoin de soins intensifs et les informations quant à la durée de l'hospitalisation et des complications pour les patients adultes avec une DI (âge ≥ 18 ans). Les résultats indiquent la nécessité de porter une attention particulière aux besoins des patients hospitalisés présentant une DI.

Visites aux urgences américaines pour des conditions dentaires non-traumatiques chez des personnes ayant une déficience intellectuelle

Les auteurs ont émis l'hypothèse que les personnes ayant une déficience intellectuelle (DI) sont plus susceptibles de se voir admises aux urgences pour des conditions dentaires non-traumatiques. Les auteurs ont analysé des données d'échantillonnage du département national américain des urgences pour l'année 2009 et ont procédé à l'analyse de modèles de régression logistique pour des enfants de 3 à 17 ans ainsi que pour des adultes. La prévalence des admissions aux urgences pour des conditions dentaires non-traumatiques était de 0,8% pour les enfants et de 2,0% pour les adultes. La probabilité d'une telle admission d'urgence était plus élevée chez les enfants ayant une DI, mais cette différence n'était pas statistiquement significative (quotient de probabilité  =  1,06; intervalle de confiance à 95% [IC]  =  0,44, 0,54). La probabilité pour les adultes ayant une DI était significativement plus basse pour le même type d'admission aux urgences (quotient de probabilité  =  0,49; IC à 95%  =  0,44, 0,54). Les enfants ayant une DI ne sont pas plus susceptibles de se voir admis aux urgences pour des conditions dentaires non-traumatiques, tandis que la probabilité pour les adultes ayant une DI est significativement réduite.

Qu'est-ce que vieillir : les perceptions du vieillissement des personnes ayant une déficience intellectuelle en Irlande

Le Supplément de la déficience intellectuelle à L'étude longitudinale irlandaise sur le vieillissement est une étude longitudinale nationale sur le vieillissement des personnes ayant une déficience intellectuelle (DI) qui utilise un échantillon aléatoire de personnes ayant une DI âgées de plus de 40 ans. Au total, 367 personnes ayant une DI ont complété la section sur l'auto-évaluation de la perception du vieillissement. Plus de 57% des personnes ont décrit leur santé comme étant très bonne ou excellente avec aucune différence significative dans la perception de la santé trouvée pour le sexe, le niveau de la DI, ou une circonstance de vie. L'exploration de la perception des personnes, utilisant PASW Text Analytics for Surveys 4.1, supporte que les perceptions soutiennent des opinions négatives sur les conséquences du vieillissement. Ces résultats suggèrent que contester les concepts négatifs du vieillissement est essentiel pour promouvoir la positivité avec une amélioration de la santé et du bien-être associés.

La déficience intellectuelle à Kinshasa, République démocratique du Congo: la causalité et les implications de la résilience et du soutien

Cet article rapporte les résultats d'une étude qualitative d'une durée de 7 mois sur la déficience intellectuelle (DI) à Kinshasa, République démocratique du Congo, particulièrement en ce qui a trait aux causes de la DI et à sa signification. Cette étude soulève d'importantes questions en lien avec la compréhension de la résilience de personnes ayant une DI ainsi que la nature et le but du soutien utilisé ou désiré.

La traduction des résumés en Français a été coordonnée par «AAIDD- Chapitre Québec» avec la collaboration d'Isabelle Assouline, Marie-Josée Leclerc, Carole Légaré, Julie Maltais, et Diane Morin.

The French translation of the abstracts has been coordinated by “AAIDD- Quebec Chapter” with the collaboration of Isabelle Assouline, Marie-Josée Leclerc, Carole Légaré, Julie Maltais, and Diane Morin.