Les disparités raciales et ethniques en santé parmi les personnes présentant une déficience intellectuelle

Les disparités raciales et ethniques en santé sont un problème de santé publique omniprésent. De nouvelles recherches révèlent des disparités similaires en santé parmi les personnes ayant une déficience intellectuelle (DI) comparativement aux adultes sans handicap. Cependant, peu d'études ont examiné les disparités raciales et ethniques en santé chez les adultes avec une DI. À partir des données nationales, les auteurs ont examiné les disparités raciales et ethniques dans l'état de santé des adultes présentant une DI, et ont étudié les différences dans l'état de santé entre des adultes avec une DI et des adultes sans handicap au sein de chaque groupe racial et ethnique. Les auteurs ont constaté que les adultes latinos et noirs présentant une DI avaient de moins bons bilans de santé comparativement aux adultes blancs ayant une DI, et les adultes latinos et noirs présentant une DI avaient de moins bons bilans de santé que les adultes sans handicap de ces mêmes groupes raciaux et ethniques.

Qui suis-je ? Une intervention basée sur un récit de vie pour les personnes ayant une déficience intellectuelle et des problèmes psychiatriques

Cet article décrit une intervention novatrice basée sur le récit et la thérapie centrée sur le bilan de vie qui est adaptée aux personnes ayant une déficience intellectuelle et des problèmes psychiatriques. La présente étude fournit une première évaluation de l'intervention. Une liste de contrôle des symptômes (LCS-90) a été utilisée dans un protocole pré-test et post-test et une évaluation qualitative a été réalisée auprès de 25 participants. Les résultats ont montré de grands changements dans les symptômes psychiatriques, particulièrement ceux liés à la dépression, à l'anxiété, au trouble obsessionnel-compulsif et à la sensibilité interpersonnelle. Les participants étaient pour la majorité positifs dans leur évaluation générale de la thérapie de même que dans l'évaluation de leurs apprentissages personnels liés aux aspects spécifiques à l'intervention, au groupe et au thérapeute. Il est conclu que l'intervention est prometteuse pour le traitement des personnes ayant une DI qui présentent des complications psychiatriques.

Développement d'une brève intervention pour améliorer la connaissance du trouble du spectre de l'autisme et les stratégies comportementales chez les parents en Tanzanie

En dépit de la présence mondiale du trouble du spectre de l'autisme (TSA), un manque de services existe en Tanzanie et dans d'autres pays à faible et à moyen revenu. Les effets des traitements tardifs ou de faible qualité sont durables et contribuent à la variabilité permanente des atteintes fonctionnelles associées au TSA. Les disparités des services en Tanzanie proviennent en partie d'un manque généralisé de connaissances à l'échelle nationale sur le TSA. Historiquement, dans les pays occidentaux, les parents ont joué un rôle majeur dans la sensibilisation du TSA, dans l'avancement de la recherche et dans l'encouragement de traitements fondés sur des données empiriques. En l'absence de services formels, les parents d'enfants ayant un TSA ont également appris à mettre en œuvre des interventions comportementales pour augmenter les habiletés. Cet article décrit le développement d'une intervention visant à informer les parents en Tanzanie sur le TSA et sur les stratégies comportementales s'appuyant sur des données empiriques. Les données préliminaires, recueillies à partir d'une mise en oeuvre clinique composée de 29 familles tanzaniennes d'enfants diagnostiqués avec un TSA ou un retard de développement, soutiennent la faisabilité initiale et l'acceptabilité de cette intervention. Cette brève intervention peut aider à améliorer les disparités de traitement dues à des connaissances régionales insuffisantes, à des barrières linguistiques ou à une disponibilité limitée aux services, et peut aussi aider à améliorer le fonctionnement des enfants tanzaniens ayant un TSA.

Préparer les médecins de demain à prendre soin des patients ayant un trouble du spectre de l'autisme

Les personnes ayant un trouble du spectre de l'autisme (TSA) ou un autre trouble du développement ont une santé plus fragile et font face à des obstacles uniques aux soins de santé comparativement aux personnes sans handicap. Ces disparités en matière de santé peuvent être partiellement attribuées aux connaissances limitées des physiciens sur les soins pour les patients ayant un trouble du développement. L'objectif de cette étude était de déterminer l'efficacité de l'entraînement sur le TSA pour les étudiants en médecine. L'entraînement incluait une conférence et une table ronde qui mettaient en vedette les personnes ayant un TSA et les membres de leur famille. Les étudiants ont rapporté une amélioration de leurs connaissances, de leurs habiletés, de leur confiance et de leur aisance à prendre soin des patients présentant un TSA.

Créer une Échelle d'intensité de soutien – Un protocole de révision annuelle pour déterminer le besoin de réévaluation

L'Échelle d'intensité de soutien – version adulte (SIS—A) a été largement adoptée partout en Amérique du Nord et dans le monde depuis sa publication il y a un peu plus d'une décennie. Plusieurs organisations et juridictions sont assujetties à des règlements qui requièrent une évaluation annuelle des personnes qui reçoivent des services et du soutien financés par des fonds publics. Le temps et l'énergie consacrés à une réévaluation annuelle du SIS—A sont devenus des préoccupations dans les cas où l'information recueillie est largement redondante avec l'information obtenue lors de l'évaluation précédente. Cet article présente les résultats d'une étude sur deux approches pour créer un protocole pour aider les utilisateurs du SISA en distinguant les situations où il y a une forte probabilité que les besoins de soutien n'aient pas changé de manière significative des situations où il y a une probabilité raisonnable que les besoins de soutien aient changé. Le protocole de révision annuelle du SIS—A a été créé sur la base de ces analyses de même que sur la considération des problèmes conceptuels associés à l'évaluation des besoins de soutien. Des manières selon lesquelles ce protocole peut être utilisé, ainsi que des données qui ont besoin d'être collectées pour évaluer son utilité, sont discutées.

La traduction des résumés en français a été coordonnée par « AAIDD Chapitre Québec » avec la collaboration de Caroline Faust, Carole Légaré, Julie Beauchemin, Isabelle Assouline et Diane Morin.

AAIDD Quebec Chapter” has coordinated the French translation of the abstracts in collaboration with Caroline Faust, Carole Légaré, Julie Beauchemin, Isabelle Assouline, and Diane Morin.