Engagement des parents dans la transition de l'école à la vie adulte grâce à des pratiques culturellement adaptées : revue de la littérature

Courtney L. Wilt et Mary E. Morningstar

La population de plus en plus diversifiée aux États-Unis force les écoles à aborder l'éventail du bagage culturel que les élèves apportent avec eux en classe. Les élèves du secondaire ayant un handicap présentent également des différences en termes d'histoire culturelle, de race, d'ethnicité, de religion et de citoyenneté. Ces facteurs s'entrecoupent à mesure que les familles s'engagent dans la planification de la transition vers l'âge adulte. Les professionnels du milieu scolaire qui peuvent collaborer de manière significative sont une condition nécessaire pour les familles issues de milieux culturels différents ayant de jeunes adultes qui reçoivent des services éducatifs en déficience intellectuelle (DI). Cette recension des écrits scientifiques provenant de revues à comité de pairs vise à comprendre si les pratiques adaptées à la culture sont utilisées avec les familles ayant une diversité culturelle et linguistique (culturally and linguistically diverse, CLD) lors de la planification de la transition. Cette recension a également examiné si les pratiques culturellement adaptées renforçaient les partenariats entre les enseignants et les familles CLD et les adolescents ayant un handicap, y compris ceux ayant une DI. Les implications sont associées à la manière dont les enseignants perçoivent la diversité comme un élément essentiel à la planification de la transition.

« Nous devions continuer à pousser » : les perspectives des aidants sur les pratiques de dépistage et de référence de l'autisme chez les enfants noirs en soins de première ligne

Sarah Dababnah, Wendy E. Shaia, Karen Campion et Helen M. Nichols

Les enfants noirs ayant un trouble du spectre de l'autisme (TSA) sont diagnostiqués plus tard que leurs pairs blancs, sont plus susceptibles d'être mal diagnostiqués et sont moins susceptibles de recevoir des services d'intervention précoce ou une évaluation développementale à l'âge de trois ans. À l'aide d'une approche fondée sur la théorie, les auteures ont sollicité le point de vue des parents et des autres prestataires de soins principaux d'enfants noirs ayant un TSA concernant les obstacles et les facilitateurs pour le dépistage du TSA et pour des références en soins de première ligne. Vingt-deux femmes ayant des statuts socioéconomiques divers ont participé à cette étude. Quatre thèmes ont émergé. Premièrement, alors que certains prestataires de soins ont indiqué que les soignants de première ligne facilitaient le diagnostic de TSA en temps opportun, d'autres participantes ont indiqué que ces soignants ignoraient les préoccupations initiales concernant les retards de développement des enfants. Deuxièmement, de nombreuses participantes ont estimé que les préjugés raciaux avaient des répercussions négatives sur les interactions entre les prestataires de soins et les soignants de première ligne. Troisièmement, les problèmes juridiques/de détention ont ralenti la capacité des prestataires de soins à suivre les recommandations de leurs soignants de première ligne. Enfin, les prestataires de soins ont décrit le déni, la honte et la stigmatisation liés aux TSA dans la communauté noire comme des facteurs possibles de retard dans le suivi des références. Les différences basées sur le statut socioéconomique sont discutées. Des efforts pour améliorer les soins adaptés à la famille et à la culture de tous les aidants noirs qui élèvent des enfants à risque ou ayant un TSA sont nécessaires, en particulier pour les familles confrontées aux effets multiples de la pauvreté.

Les expériences d'aidants hispaniques à l'appui de résultats postscolaires positifs pour de jeunes adultes ayant des déficiences

Grace L. Francis, Judith M.S. Gross, Carlos E. Lavín, Lu Ankely Casarez Velazquez et Nicholas Sheets

Le taux d'emplois compétitifs ou d'emplois dans les milieux communautaires, avec le salaire minimum ou un salaire plus élevé chez les personnes en âge de travailler présentant des déficiences est plus faible que celui des personnes n'ayant pas de déficiences aux États-Unis. Ces statistiques sont encore plus alarmantes parmi les personnes hispaniques qui ont des déficiences. Le but de cette étude était d'explorer les expériences négatives et positives des aidants hispaniques d'un État du Midwest, alors qu'ils soutiennent les membres de leur famille avec des déficiences pour atteindre des résultats postscolaires positifs, y compris des emplois compétitifs. Les auteurs ont mené des entrevues semi-structurées avec 13 aidants membres de la famille de personnes présentant des déficiences âgées de 14 à 25 ans. Trois thèmes-clés sont ressortis de l'analyse : (a) des expériences négatives avec les éducateurs scolaires, (b) des expériences négatives avec les prestataires des services communautaires, et (c) des expériences positives et des stratégies permettant de surmonter les obstacles. Les implications pour la pratique et la recherche future sont discutées.

Grands-parents d'enfants ayant une déficience intellectuelle : naviguer à travers les rôles et les relations

Xueyan Yang, Kathleen Artman-Meeker et Carly A. Roberts

Les grands-parents peuvent jouer un rôle essentiel dans la vie des enfants ayant une déficience intellectuelle (DI) et de leur famille. Toutefois, les recherches actuelles et la compréhension des rôles et des expériences des grands-parents sont limitées. Le but de cette recherche qualitative était d'examiner les rôles et les expériences des grands-parents qui soutiennent les enfants avec une DI. Dans cet article, les voix des grands-parents ayant des expériences diverses sont présentées. Les thèmes clés qui sont ressortis étaient le rôle du grand-parent, les limites dans les rôles et l'espace, la navigation dans la dynamique familiale ainsi que les expériences générales dans le fait d'être grand-parent. Ces résultats ont des implications sur les types de soutien offerts aux grands-parents et pour les praticiens qui travaillent auprès des familles ayant activement impliqué les grands-parents.

Responsabilisation et résilience au sein des familles d'adultes ayant une déficience intellectuelle

Jillian A. Caldwell, Jennifer L. Jones, Kami L. Gallus et Carolyn S. Henry

En utilisant le modèle de la résilience familiale, les auteures ont examiné l'association entre la responsabilisation, l'âge de la famille, la durée de l'institutionnalisation et la résilience chez les membres de la famille de proches ayant une déficience intellectuelle (DI) suite à la désinstitutionalisation. Les participants comprenaient 56 membres de la famille dont les proches ayant une DI vivent depuis récemment dans la communauté. Les résultats indiquent clairement que la responsabilisation joue un rôle clé dans l'adaptation familiale positive. Ainsi, à la suite du transfert d'un proche d'une institution à la communauté, la responsabilisation est une forme de protection prometteuse qui peut potentiellement augmenter la résilience de la famille. Les résultats de l'étude actuelle appuient le modèle de résilience familiale en tant que fondement de la recherche future sur la façon dont les familles traversent des transitions significatives tout au long de la vie. Les implications pour la pratique et la politique sont fournies.

La traduction des résumés en français a été coordonnée par « AAIDD Chapitre Québec » avec la collaboration de Caroline Faust, Amélie Terroux, Karen Rutt, Carole Légaré, Marie-Josée Leclerc, Geneviève Lord et Diane Morin.

AAIDD Quebec Chapter” has coordinated the French translation of the abstracts in collaboration with Caroline Faust, Amélie Terroux, Karen Rutt, Carole Légaré, Marie-Josée Leclerc, Geneviève Lord, and Diane Morin.