Paleoecology allows the reconstruction of ecological processes that take place on long timescales – for example the vegetation dynamics since the last Ice Age or changes in the species composition of forests due to anthropogenic land use. This can be achieved by analyzing plant remains like pollen, spores, leaves, seeds or charcoal that have been conserved over millennia under low oxygen conditions in the sediment of lakes and mires. In this article, we outline the principals, the limits and the potential of paleoecology. It becomes clear that nowadays, this discipline is more than just a descriptive science. Thanks to quantitative methods, it can be used to test ecological hypothesis and identify causal relationships. Paleoecology can therefore contribute to assess the resilience of vegetation communities to external disturbances, and provides important information on how our forests will react to past, current and future climate change.

Die Paläoökologie erlaubt es, ökologische Prozesse, die sich über sehr lange Zeiträume abspielen, zu rekonstruieren – zum Beispiel die Vegetationsdynamik seit der letzten Eiszeit oder die Veränderung der Waldzusammensetzung im Zuge der menschlichen Besiedelung. Sie nutzt dazu Pflanzenreste wie Pollen, Sporen, Blätter, Samen und Holzkohle, die unter Luftabschluss in Seesedimenten und Mooren über Jahrtausende konserviert worden sind. Im Artikel werden die Prinzipien, die Grenzen und das Potenzial der Paläoökologie aufgezeigt. Dabei wird deutlich, dass diese Disziplin heute weit mehr als eine beschreibende Wissenschaft ist. Dank quantitativen Methoden wird sie mittlerweile auch dazu verwendet, um ökologische Hypothesen zu testen und kausale Zusammenhänge herzustellen. Die Paläoökologie kann so dazu beitragen, die Anpassungsfähigkeit oder Resilienz von Vegetationsgemeinschaften gegenüber äusseren Störungen abzuschätzen, und liefert damit wichtige Hinweise zur Reaktion unserer Wälder auf den vergangenen, gegenwärtigen und künftigen Klimawandel.

La paléoécologie permet de reconstituer des processus écologiques qui se déroulent sur de très longues périodes – par exemple la dynamique de la végétation depuis la dernière période glaciaire ou les changements dans la composition de la forêt suite à l'établissement humain. On y parvient en analysante des restes végétaux tels que du pollen, des spores, des feuilles, des graines ou du charbon de bois, qui ont été conservés dans les sédiments des lacs et des tourbières pendant des milliers d'années en l'absence d'air. L'article présente les principes, les limites et le potentiel de la paléoécologie. Il devient clair que cette discipline est beaucoup plus qu'une science descriptive aujourd'hui. Grâce à des méthodes quantitatives, elle est maintenant aussi utilisée pour tester des hypothèses écologiques et établir des relations de cause à effet. La paléoécologie peut donc aider à évaluer l'adaptabilité ou la résilience des communautés végétales aux perturbations externes, et fournit ainsi des informations importantes sur la réponse de nos forêts au changement climatique passé, actuel et futur.

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