In the early 1980s it was feared that air pollution would cause a widespread forest decline and a reduction in forest productivity. In Switzerland as in most European countries crown defoliation and foliage discoloration were selected as the most important indicators of forest condition. The Sanasilva inventory on a systematic network of plots showed an increase in the proportion of trees with high defoliation until 1995. Since then no trend has been detected. However, large annual fluctuations were often observed following years with large-scale climatic events, such as the storms Vivian and Lothar and the heat summer of 2003. Although highly variable, neither mortality nor removal rates have shown any time trend since 1985. The annual differences in crown defoliation, mortality and tree growth are mainly related to climatic factors. In addition to the climatic conditions, nutrient availability, soil water holding capacity and to a lesser extent air pollution determine the degree of crown defoliation at a given site and for a given species. Although several studies have found a negative effect of nitrogen deposition or ozone concentrations on tree foliation, others have shown that up to now nitrogen deposition has increased tree growth on nitrogen-limited sites. It can thus be concluded that presently air pollution does not pose a direct threat to tree conditions in Switzerland. However, the assessment of crown condition alone is not a suitable tool to detect the effects of air pollution on forests. This requires more detailed measurements on long-term research sites. However, as crown condition is strongly affected by site conditions and climate, it should be further monitored, particularly with regard to the predicted climate change.

Zu Beginn der 1980er-Jahre bestand in Europa die grosse Befürchtung, dass die Luftschadstoffe zu einem verbreiteten Waldsterben oder zumindest zu einer deutlichen Verschlechterung des Waldzustandes führen würden und es zu bedeutenden Produktionsrückgängen kommen könnte. Als wichtigste Merkmale für den Waldzustand wurden in der Schweiz, wie auch in den meisten anderen europäischen Ländern, die Kronenverlichtung der Bäume und die Verfärbung von Blättern und Nadeln aufgenommen. Die Kronenansprachen auf den systematisch verteilten Probeflächen der Sanasilva-Inventur zeigte bis etwa 1995 einen stetigen Anstieg des Anteils der Bäume mit starker Kronenverlichtung. Seither ist kein Trend mehr zu erkennen, wohl jedoch sind grosse Unterschiede zwischen den einzelnen Jahren auszumachen, welche zumeist auf grossflächige Klimaereignisse wie die Stürme Vivian und Lothar und den Hitzesommer 2003 zurückgeführt werden können. Die jährlichen Sterbe- und Nutzungsraten schwanken zwar erheblich, jedoch konnte seit 1985 kein Trend festgestellt werden. Die jährlichen Veränderungen von Kronenverlichtung, Mortalität und Baumwachstum werden vor allem durch klimatische Faktoren bestimmt. Je nach Baumart und Standort wird das Ausmass der Kronenverlichtung neben der Witterung auch durch Nährstoffversorgung, Wasserspeicherfähigkeit des Bodens und zu einem geringen Teil durch Luftverschmutzung erklärt. Obwohl zum Teil ein negativer Einfluss von hohen Stickstoffeinträgen und Ozonbelastungen auf die Belaubung oder Benadelung der Waldbäume belegt wird, haben die Stickstoffeinträge das Baumwachstum auf mit Stickstoff unterversorgten Böden bisher eher erhöht. Der Zustand der Waldbäume in der Schweiz lässt momentan keine unmittelbare Gefährdung durch Luftschadstoffe erkennen. Das Instrument der Erfassung des Kronenzustands allein ist jedoch auch nicht geeignet, den Einfluss der Luftschadstoffe auf den Wald nachzuweisen. Dazu bedarf es genauerer Messungen auf langfristigen Forschungsflächen. Da der Kronenzustand vor allem durch standörtliche Bedingungen und klimatische Ereignisse beeinflusst wird, sollte er in Anbetracht des Klimawandels dennoch weiter erhoben werden.

Le début des années 1980 fut marqué en Europe par une vive appréhension: les polluants atmosphériques semblaient pouvoir entraîner à grande échelle la mort des forêts ou du moins une détérioration marquée de leur état, et donc de fortes baisses de productivité. En Suisse, comme dans la plupart des pays européens, la défoliation des arbres et la décoloration de leur feuillage furent choisies comme étant les indicateurs les plus importants de l'état des forêts. Jusqu'en 1995, l'observation de ces deux indicateurs mit tout d'abord en évidence une augmentation constante de la proportion d'arbres présentant une forte défoliation sur les placettes réparties systématiquement dans le cadre de l'inventaire Sanasilva. Aucune tendance n'est perceptible depuis lors, mais certaines années ressortent fortement, principalement en relation avec des événements climatiques de grande ampleur, par exemple les tempêtes Vivian et Lothar ou la canicule de 2003. Les taux de mortalité et d'exploitation fluctuent fortement d'année en année, mais ne présentent aucune tendance depuis 1985. Les différents taux annuels de défoliation, de mortalité et de croissance sont principalement déterminés par les facteurs climatiques. Selon les essences, le taux de défoliation sur un site donné s'explique par les conditions météorologiques ainsi que par la disponibilité en éléments nutritifs, la capacité de rétention en eau et seulement en faible partie par la pollution atmosphérique. Bien que des dépôts élevés d'azote et l'ozone aient un impact en partie négatif sur le taux de défoliation, les mêmes dépôts d'azote ont à ce jour plutôt amélioré la croissance des arbres situés sur des sols forestiers naturellement pauvres en azote. En conclusion, l'état des arbres forestiers n'est pas directement menacé par les polluants atmosphériques. L'observation des houppiers à elle seule n'est toutefois pas un instrument adéquat pour prouver l'impact des polluants atmosphériques sur la forêt. A cet effet, d'autres mesures plus précises sont nécessaires sur des sites de recherche à long terme. Etant donné que l'état des houppiers dépend principalement des conditions stationnelles et des facteurs climatiques, son observation doit toutefois être poursuivie, notamment dans le contexte des changements climatiques.

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