Why is the annual fruit production in forest tree species not constant, and which factors cause massive fruit production (seed mast year)? These and other related questions were already posed more than 100 years ago when tree breeding was economically beneficial. The questions have not been fully answered, yet. Rather, the same questions are studied again today as the climate is changing and the uncertainty about the continuation of forests at their current locations is growing. A 25 year long observation series on the variation of fruit production in Switzerland revealed a mean frequency of three years for mast seeding (full and medium mast) at low elevation on the Central Plateau in European beech (Fagus sylvatica), oak (Quercus petraea, Q. robur) and silver fir (Abies alba). In contrast, mast seed years of Norway spruce (Picea abies) occurred, on average, every sixth year. In 1992 and 2011, all four species synchronously showed mast seeding. The results are discussed in the light of different theories and new research findings. From the state of the current know ledge, we derive the need for long-term and fine-scale baseline data and present the new reporting and information webpage «mast web.ch». Here, volunteers can report observations on the fruit production of main tree species following a few simple criteria (citizen science approach). With this data, distribution maps on mass fructification levels will be made available and will serve for spatio-temporal fine-scale studies on mast seeding phenomena.

Weshalb tragen Waldbäume nicht jedes Jahr gleich viele Früchte, und mit welchen Gesetzmässigkeiten findet massenhafte Fruchtproduktion statt? Darüber machte man sich bereits vor über 100 Jahren sehr genaue Gedanken, als die Nachzucht von Bäumen ökonomisch bedeutend war. Die Fragen sind keineswegs vollständig geklärt worden. Vielmehr stellen sich heute durch den Klimawandel und die Ungewissheit über das Weiterbestehen von Wäldern an ihrem Standort dieselben Fragen von Neuem. Eine 25 Jahre dauernde Beobachtungsreihe zur Variation des Fruchtbehangs bei mehreren Hauptbaumarten in der Schweiz zeigt für Buche (Fagus sylvatica), Eiche (Quercus petraea, Q. robur) und Tanne (Abies alba) im Mittelland unterhalb von 800 m ü. M. eine mittlere Frequenz von drei Jahren für eine massenhafte Samenproduktion (Halb- und Vollmast). Die Fichte (Picea abies) bildet dagegen nur alle sechs Jahre massenhaft Zapfen. In den Jahren 1992 und 2011 trugen alle vier Baumarten massenhaft Früchte. Wir diskutieren diese Befunde vor dem Hintergrund verschiedener Theorien und aktueller Forschungsergebnisse. Vom aktuellen Stand des Wissens leiten wir einen Bedarf an verfeinerten Grundlagendaten ab und stellen hierzu das neue Melde- und Informationsnetzwerk «mastweb.ch» vor. Dieses ermöglicht es Freiwilligen in Zukunft, mittels einfacher Beobachtungskriterien Angaben zur Situation des Fruchtbehangs von Bäumen zu melden (Bürgerwissenschaftsansatz). Mit den so zusammengetragenen Daten können Übersichtskarten zur Mastsituation zeitnah verfügbar gemacht werden, und längerfristig entsteht auf diese Weise eine solide Grundlage für die räumlich-zeitliche Untersuchung von Mastphänomenen.

Pourquoi la production annuelle de fruits des arbres forestiers n'est-elle pas constante et quels sont les facteurs à l'origine d'une grande fructification? On réfléchissait déjà à ces questions dans les détails il y a plus d'un siècle lorsque la reproduction d'arbres était rentable économiquement. Aucune réponse exhaustive n'a encore été apportée à ce jour. Bien au contraire, ces mêmes questions font à nouveau l'objet d'études aujourd'hui sur le fond des changements climatiques et de l'insécurité par rapport à la pérennité des forêts sur leurs sites actuels. Une série d'observations sur 25 ans concernant la variation de la fructification chez les essences principales en Suisse indique chez le hêtre (Fagus sylvatica), le chêne (Quercus petraea, Q. robur) et le sapin (Abies alba) sur le Plateau, à moins de 800 mètres d'altitude, une fréquence moyenne de trois ans pour une production massive de graines (fructification partielle et grande). L'épicéa (Picea abies) ne forme au contraire que tous les six ans des quantités massives de cônes. En 1992 et en 2011, les quatre essences ont produit de grandes fructifications. Les résultats sont débattus à la lumière de différentes théories et des résultats de recherche actuels. Vu l'état présent des connaissances, nous en déduisons le besoin d'une base de données affinée et présentons à cet effet le nouveau réseau d'annonces et d'informations «mastweb.ch». A l'avenir, des bénévoles pourront y inscrire leurs observations sur la fructification des essences principales en respectant quelques critères d'observation (approche de la science citoyenne). Les données ainsi collectées permettront de mettre rapidement à disposition des cartes de distribution sur les niveaux de fructification, et de fournir de ce fait sur le long terme une base solide aux études spatio-temporelles sur ces phénomènes.

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