Botanische Bestimmungsschlüssel sind effiziente Werkzeuge bei der Artbestimmung in der Natur. Sie beruhen aber auf äusseren Merkmalen, die nicht nur von der Artzugehörigkeit, sondern auch von den Umweltbedingungen beeinflusst sind. Ausserdem ignorieren sie meist zwischenartliche Kreuzungen. Diesbezüglich haben genetische Methoden einen Vorteil, sind aber für Praktiker im Feld nicht anwendbar. Hier vergleichen wir die Artbestimmung (inklusive Kreuzungen) mittels Feldschlüssel und Genetik bei den drei häufigsten Eichenarten (Quercus spp.) der Schweiz. Diese Eichen sind schwierig zu bestimmen, weil sie eine grosse blattmorphologische Variabilität aufweisen und sich untereinander kreuzen. Unsere Analyse zeigt, dass die Übereinstimmung der beiden Methoden grundsätzlich gross ist, dass aber insbesondere beim Artenkomplex von Trauben- und Flaumeiche eine gewisse Unschärfe besteht, die sowohl methodisch (z.B. durch Festlegung von Schwellenwerten) wie auch biologisch (z.B. durch phänotypische Plastizität) bedingt sind. Unsere Studie unterstreicht die Wichtigkeit von genetischen Methoden bei der Validierung von Feldschlüsseln und zeigt die potenzielle Rolle von Feldschlüsseln zur Beurteilung der zwischen- und innerartlichen Vielfalt. So können gemischte Bestände und genetisch durchmischte Bäume gefördert werden, die für zukünftige Klimaveränderungen gewappnet sind.

Les clés botaniques de terrain sont des outils efficients pour la détermination des espèces dans la nature. Elles se basent toutefois sur des caractéristiques extérieures qui ne sont pas seulement influencées par l’appartenance à l’espèce, mais aussi par les conditions environnementales. En outre, elles ignorent généralement les croisements interspécifiques. Sur ces points, les méthodes génétiques ont un avantage, mais elles ne sont pas utilisables sur le terrain. Dans cette étude, nous comparons les déterminations d’espèces (y compris les croisements) au moyen d’une clé de terrain et de la génétique pour les trois espèces de chênes (Quercus spp.) les plus fréquentes en Suisse. Ces chênes sont difficiles à déterminer, car ils présentent une grande variabilité morphologique des feuilles et s’hybrident entre eux. Notre analyse montre une concordance élevée entre les deux méthodes, mais il existe un certain flou au niveau du complexe d’espèces formé du chêne sessile et du chêne pubescent, conséquence de choix méthodologiques (p. ex. la fixation de valeurs seuils) et de phénomènes biologiques (p. ex. la plasticité). Notre étude souligne l’importance des méthodes génétiques dans la validation d’une clé de terrain et met en évidence le rôle possible d’une telle clé pour évaluer facilement la diversité interet intra-spécifique des chênes. Il est ainsi envisageable de promouvoir des peuplements mixtes et des arbres génétiquement mélangés qui seront bien armés pour faire face aux futurs changements climatiques.

Botanical identification keys are efficient tools in species determination in nature. However, they are based on phenotypic traits that are influenced not only by species identity but also by environmental conditions. Moreover, they usually ignore interspecific hybridization. In this respect, genetic methods have an advantage but are not applicable for practitioners in the field. Here we compare species determinations (including crosses) using an identification key and genetics in the three most common oak species (Quercus spp.) in Switzerland. These oaks are difficult to assign to species because they show great leaf morphological variability and admixture. Our analysis shows a good agreement between the two methods, but there is, especially for the species complex of sessile and downy oak, some uncertainty, due to both methodological (e.g., by setting thresholds) and biological (e.g., by phenotypic plasticity) reasons. Our study highlights the importance of genetic methods in validating identification keys and demonstrates the potential role of identification keys in assessing inter- and intraspecific diversity. This can promote mixed stands and intermixed trees that are resilient to future climate change.

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